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Dans la vie rien n’est figé, si on s’en donne la peine

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Dans la vie, rien n’est figé, mais il faut s’en donner la peine et surtout accepter le changement. Ce dernier fait souvent peur et du coup il est plus facile de rester dans une vie qui nous correspond pas. J’apporte mon témoignage

 

Dans la vie rien n’est figé:

Il faut arrêter de penser que notre destin est scellé dès notre naissance. Cela est totalement faux, votre vie vous appartient et c’est à vous de la façonner

Certains vont penser, “facile à dire quand tout souri” et bien détrompez-vous. Si vous ne voulez pas accepter le changement, que vous avez peur d’avancer et bien oui vous continuerez à végéter et à avoir une vie qui ne vous convient pas.

Personnellement, la vie ne m’a pas réellement fait de cadeau et pourtant je me bats pour que cette dernière évolue et que je stagne pas

 

Mon histoire en bref:

Grâce à tout ce que j’ai traversé, je suis devenue ce que je suis: une battante, avec un sacré caractère qui n’apprécie pas de rentrer dans un moule.

Avec ce caractère j’ai pas mal traversé des tempêtes, mais s’st aussi grâce à lui que j’ai pu sortir la tête haute de tout ce qui aurait pu devenir les naufrages de ma vie. Et rester figer dans un environnement qui ne me convenait pas, me morfondre et passer mon temps à me plaindre

Certes, j’ai vécu des choses pas géniales: harcèlement moral, la maladie, les douleurs physiques & psychologiques, le RSA

Et bien je ne reste pas amère face à cela, non je vois toujours le côté positif de ce que je traverse. Et surtout j’accepte le fait que tout cela m’apporte le changement qui va faire que ma vie va devenir meilleure.

J’aurai pu me dire, j’ai un travail: je suis infirmière, je continue dans cette voie, je ne prends aucun risque. Et bien c’est mal me connaître, à quoi ça sert de continuer un métier ou vous ne vous sentez pas à votre place. Surtout un métier ou on ne vous donne plus les moyens de le faire correctement ou vous devez rentrer dans le moule pour être bien vu, ou vous devez rester gentiment à votre place. Continuer dans cette voie, c’était me mettre en péril et surtout peut-être à force abdiquer et ne plus être moi-même: NON

Quand la maladie m’a touché, j’ai toujours dis que cette dernière ne prendrai jamais le dessus sur moi et j’ai gagné. J’ai galéré, tout n’est pas encore parfait, mais qu’importe, j’ai réussi

Connaître le RSA, car personne ne vous a tendu la main pour vous aider: déni de la CPAM, MDPH  ( attention, je le répète: MDPH Drôme aucun médecin, les décisions sont prise par des personnes qui ne font pas partie du monde médicale)sur la maladie, les douleurs. Pôle emploi qui vous laisse tomber, qui ne savent pas quoi faire de vous (c’est souvent le cas pour toutes les personnes qui viennent de la santé, car ils ne sont pas formés pour faire face à nos spécificité). Avec mon état de santé lié à la maladie, je ne peux pas faire n’importe quoi et surtout pas le métier d’infirmière: service, maison de retraite..

Malgré tout cela, j’ai gardé la tête haute: durant la maladie je me suis formée à l’ETP (D.U) et oui malgré les douleurs je montais à Paris, 2 jours par moi. J’ai créé une association afin de faire connaître le SDRC, là aussi j’ai connu pas mal de galères, de désillusions qui m’ont poussé à la dissoudre: marre d’être une esclave et je n’étais plus en phase avec ce que je suis, mes valeurs et ce que je défendais. Mais je n’ai aucun regret de l’avoir mis en place, car j’ai appris énormément et j’ai connu un monde qui m’était inconnu jusque là.

Comme quoi, la maladie n’a jamais été un frein pour moi. Au contraire, je lui dis merci. Elle m’a boosté, elle m’a fait sortir de mes zones de conforts. Elle m’a fait devenir beaucoup plus forte afin de me sortir de ce “merdier”. 

Rien n’a été facile, et je me suis battue afin de trouver ma voie, de sortir de ce métier, de la maladie et surtout de rester moi-même: une personne atypique avec un sacré caractère.

Maintenant, je vais commencer un nouveau travail, qui me correspond: coacher afin d’aider des personnes à avoir leur VAE d’AS. J’espère aussi obtenir un deuxième travail: référente ETP, patiente experte dans une école de formations, mais qui forme aussi les futurs dirigeants des structures de santé. Si on les forme dès le départ à l’ETP, qu’on explique ce que c’est que les patients experts. Alors nous arriverons à faire évoluer la santé qui est au plus bas en ce moment.

Oui, le monde de la santé est au plus bas, le gouvernement fait du grand n’importe quoi au détriment des professionnels de la santé, mais aussi celui des patients. Je suis désolée de le dire, mais pour moi la France n’est plus le meilleur pays au niveau de la santé.

J’espère aussi réussir mon projet professionnel, que je fais en collaboration avec Laetitia.

Malheureusement, j’arrête le projet de la clinique paramédicale sur la douleur chronique avec ETP: car ni les institutions de santé, ni les patients ne sont prêts au changement face à la douleur chronique. Il est plus facile de garder des patients shootés, drogués, de tenter par la suite de les sevrer, car cela rapporte plus d’argent à l’état. Et pour les patients il est plus facile de continuer à se plaindre et de rester des patients inactifs.

Là, encore je vois le côté positif: c’est que je me sors de l’engrenage du statut de patiente douloureuse chronique et j’avance sur une autre voie qui me conviendra mieux et qui m’éloignera du monde des patients. Car, là j’ai vraiment besoin de faire un break.  J’ai connu le monde des patients, qui n’est pas vraiment très sympa, car maintenant, il est tellement facile d’insulter, de critiquer via un clavier que de se bouger afin que le regard change sur leur maladie, douleur. J’ai été blessé par des patients à qui j’ai voulu apporté mon aide, je tente de le rendre positif en me disant que leur colère n’est pas versée contre moi, mais tout simplement contre eux, car ils ont peur d’avancer.

 

Conclusion:

Je terminerai par ce vieil adage: “quand on veut, on peut”. Je rajouterai: il faut aussi vouloir s’en donner la peine, avancer, accepter les changements que cela provoque.

Certains me traiteront de Caliméro, mais en attendant, je réussie et j’accepte le négatif que je tourne en positif afin d’avancer et de ne pas végéter.

 

 

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