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L’ambiguïté du patient dans sa prise en charge
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J’ai lu un article fort intéressant: faire confiance aux patients. Mais 1 question a été soulevé: le patient et sa prise en charge. Le patient a de nouveaux besoins, mais est-il prêt à vouloir réellement changer? a s’investir plus dans sa santé, ses soins, à devenir acteur. Car il y a un monde entre ce que veulent les patients et la réalité.

Je vais répondre à certaines conclusions faites après envoie de questionnaires aux patients (j’en fais partie). Analyses qui apparaissent dans santé 2013 édité par Leem

Pourquoi l’ambiguïté du patient dans sa prise en charge?

Pour moi: oui le patient est ambigu: je veux que l’on me reconnaisse, mais je veux que l’on me prenne en charge de A à Z, que je n’ai rien à faire. Cela ne fonctionne pas comme cela, pour moi c’est du 50/50. Un patient doit se mobiliser, intervenir dans ses soins

Dans l’article ( Voici le lien de l’article:), un médecin dit cela:

“Un autre médecin, alors qu’elle m’interrogeait sur mon accompagnement du e-patient au volant de sa e-santé, m’a expliqué désolée qu’elle ne connaissait dans sa pratique professionnelle que deux catégories de malade : celui qui s’en remet trop au médecin, et lui demande de tout décider pour lui et à sa place, celui qui croit savoir ce qui est bon pour lui, au point de sans cesse (et donc trop, selon elle) questionner voire remettre en question le savoir du médecin.”

Malheureusement, ce médecin n’a pas tout à fait tort et là, je ne vais pas parler en tant que patiente, mais en tant que professionnelle de la santé et présidente dune association de patients:

Combien de fois n’ai-je pas entendu: les professionnels de la santé ne nous écoutent pas, ne nous respectent pas….

C’est vrai, je me joins du côté des patients, car selon la pathologie que nous avons, nous ne sommes pas vraiment écoutés.

Mais attention, je ne serai pas à 100% avec les patients, car en tant que patients, nous avons des tords aussi. C’est bien beau de clamer haut et fort que l’on ne nous écoutent pas, mais vous: que faites-vous afin d’être écoutés? Combien d’entre vous, vont se mobiliser afin de se faire entendre, faire bouger les choses (là je parle en tant que présidente d’association de patients). Beaucoup d’associations se plaignent justement que les patients ne se mobilisent pas, critiquent, mais n’aident pas

Vous voulez être reconnus tout en demandant que les professionnels de santé, associations…décident à votre place, se mobilisent pour vous. Souvent j’entends dire (en tant qu’infirmière, présidente d’association:”oui je peux, mais je ne veux pas” ou “oui mais..”Quand une phrase commence par oui mais, cela n’est pas bon, car cela veut dire que je me cache derrière des excuses.

Donc en tant que patient, nous devons nous aussi nous remettre en question: ou on veut être reconnu (ce qui est légitime) on s’en donne les moyens, ou alors on s’en remet entièrement aux professionnels de la santé sans broncher, mais alors on ne peut pas se permettre de dire: je veux être reconnu.

Dans tout combat que ça soi dans la vie, ou dans la maladie, nous devons nous mobiliser afin que cela aille mieux.

S’il y a une chose qu’il ne faut jamais oublier: nous sommes acteur de notre vie, de notre santé et quand un problème surgit ce n’est pas toujours la faute des autres, nous sommes aussi responsables

Les nouveaux besoins des patients:

L’information:

7 français sur 10 veulent plus d’informations concernant leur santé de la part du médecin, du Ministère de la santé, de la CPAM, mais aussi des laboratoires pharmaceutiques & des mutuelles.

Plus de 60% des Français font des recherches sur leur symptômes, des maladies spécifiques et sont désireux d’échanger sur ces pathologies, mais sans s’investir afin de faire changer les mentalités.

Le patient veut-être acteur de ses soins

Ils veulent être considéré comme des interlocuteurs à part entière par les professionnels de la santé. Veulent avoir des informations sur les médicaments prescrit et avoir leur mot à dire sur le choix du traitement proposé

Dans la réalité c’est tout autrement, car beaucoup vont demander aux associations d’intervenir pour eux. Dès qu’on leurs demande de s’investir réellement, les patients refusent

La recherche du bien-être

Globalement, les Français sont insatisfaits des réponses apportées à leurs préoccupations en matière de bien-être par les acteurs classiques (médecine du travail, acteurs du système..)

Ils s’intéressent de plus en plus aux médecines douces afin d’apporter du bien-être aussi bien aux personnes malades ou pas.

La maladie et ses conséquences:

La santé est en pôle position des préoccupations des Français depuis 2016.

Mais là aussi, les Français devraient s’investir un peu plus, à devenir de vrais acteurs pour leur santé. Ce qui n’est pas le cas pour tout le monde.

Conclusion:

Nous devons arrêter de nous jeter la pierre les uns sur les autres. Nous pouvons collaborer tous ensemble: patients, professionnels de la santé, médecins. Mais pour cela il faut que les différentes parties engagées dans ce processus le veuillent

Si un groupe est prêt et pas l’autre cela ne pourra pas avancer, il y aura stagnation et on entendra encore des mécontentements des 2 parties, sans qu’aucune ne se remettent en question

Lien de l’article que j’ai lu: Voici le lien de l’article:

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