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Mon parcours professionnel, jusqu’au projet de la clinique?

Infirmière ETP, formatrice santé, patiente experte,conférencière, blogueuse

Mon parcours professionnel, jusqu’au projet de la clinique?

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Je vais vous éclairer sur mon parcours de professionnel de la santé, mais aussi de patiente et pourquoi j’en arrive au projet de la clinique paramédicale accès sur la douleur chronique et l’ETP

 

Mon parcours professionnel:

C’est en septembre 1991 que j’intègre l’Institut de Formation en Soins Infirmiers, fière d’avoir obtenu mon concours mais surtout contente de faire cette formation.Après l’obtention de mon diplôme d’Etat infirmier en 1994 et toujours assoiffée de connaissances, j’ai choisi de multiplier mes lieux d’exercice (beaucoup de chirurgie, SSPI, intérimaire, bloc, libéral).

C’est en septembre 1991 que j’intègre l’Institut de Formation en Soins Infirmiers, fière d’avoir obtenu mon concours mais surtout contente de faire cette formation.
Après l’obtention de mon diplôme d’Etat infirmier en 1994 et toujours assoiffée de connaissances, j’ai choisi de multiplier mes lieux d’exercice (beaucoup de chirurgie, SSPI, intérimaire, bloc, libéral).

J’ai besoin de bouger, de me confronter à de nouveaux défis et le métier d’infirmière offre cette possibilité.

Mes diverses expériences m’ont fait acquérir un savoir, un savoir-faire et un savoir-être que j’ai eu plaisir à mettre à profit au quotidien dans
ma pratique infirmière


En sortant de l’école, j’ai intégré un service de chirurgie, puis au bout d’un an, j’ai intégré la SSPI (La salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI) accueille durant une plus ou moins longue durée, l’ensemble des patients relevant d’une surveillance post-anesthésique et ayant subi une intervention chirurgicale), j’y suis restée 2 ans,j’ai beaucoup appris, mais psychologiquement cela est dur, surtout quand vous êtes seules pour 10 postes. Puis je suis partie, direction hôpital ou je suis restée 3 ans (heureusement, que je suis passée en clinique auparavant, car nous avons beaucoup plus d’indépendance et on y apprend plus vite, car pas d’interne pou venir à notre secours), puis intérimaires (là aussi, on y apprend beaucoup, car l’on doit vite s’intégrer et surtout gérer un service que l’on ne connaît pas). Puis j’ai trouvé un service ambulatoire, et enfin le bloc (j’ai aimé, pour le côté apprendre et comprendre les interventions, j’ai détesté l’ambiance) 

Mon parcours professionnel, m’a appris des soins spécifiques, j’ai développé mes capacités à faire face à de nombreuses urgences, à savoir travailler dans l’inconnu, à apporter réconfort, informations auprès des patients, mais aussi des élèves, puisqu’en ambulatoire j’étais leur référente et cela sur leur demande et là j’ai découvert ce qu’était de former, d’informer, d’apporter du soutien, et surtout se dire que tout le monde pouvait nous apprendre quelque chose.  

Mais aussi et surtout déjà, j’étais déjà une empêcheuse de tourner en rond. À se poser des questions afin de trouver les meilleurs moyens afin de travailler dans de meilleures conditions. Je posais beaucoup de questions aux chirurgiens, je leur disais quand je n’étais pas d’accord, mais toujours avec le sourire (je n’ai jamais eu de soucis avec eux, bien au contraire, ils étaient à l’écoute, répondaient à mes questions, en fait ils appréciaient mon côté naturel.
J’y ai donc forgé mes premières armes apprenant des soins spécifiques ; développant mes capacités relationnelles.

Par ailleurs, la relation à l’autre m’a permis de prendre conscience
de la nécessité d’une réelle connaissance de soi pour une plus
grande reconnaissance de l’autre.
Mais, je commençais à me poser de plus en plus de questions sur mon avenir en tant qu’infirmière, je ne me retrouvais plus. Plus le temps de discuter avec les patients, ce que j’avais connu au tout début de ma carrière.

Plus le temps de ne rien faire, juste à faire des heures supplémentaires, de répondre au manque de personnel, subir le harcèlement moral. M’entendre sans arrêt: vous ne rentrez pas dans le moule.

Je me posais de plus en plus de questions, l’arrêt de ce métier devenait pour moi vital.  

Je n’ai jamais que l’on fasse de la discrimination, j’ai toujours défendu la veuve et l’orphelin 

Mon parcours de patiente:

Que dire, cela ne s’est pas fait sans souffrance. Heureusement,que j’ai mon sacré caractère, car il m’a sauvé

  • Pour le 1 er SDRC ou là, j’ai eu droit à toutes les idioties: “c’est de votre faute, vous êtes une dépressive….

Dépression à cause des belles remarques  idiotes, mais aussi au manque d’informations sur le SDRC: rien

Cela m’a permis de réfléchir à ce que je volais pour mon avenir professionnel. Mais à ce moment là, je n’ai pas trouvé, même si je savais que je devais partir.

Je passerai toutes les étapes que j’ai dû vivre avec la CPAM (médecin mit au conseil de l’ordre), MDPH ou MDA (j’en ai déjà parlé) et souvent vous devez faire face à des gens incompétents et vous devez passer votre temps à vous justifier, du fait que vous êtes bien malades.

  • Deuxième SDRC: alors là, je n’allais pas me laisser m’écraser. Création de l’association pour le SDRC. Grâce à  l’association, j’ai pris confiance, je prends encore plus d’initiatives. Mon entêtement s’intensifie, je monte encore plus aux créneaux (encore plus qu’au niveau professionnel)

Là, j’ai commencé à réfléchir de plus en plus à mon nouveau projet professionnel

  • J’ai fait un D.U d’ETP, ainsi que d’autres formations 
  • J’ai voulu créer un centre pour les patients atteints de SDRC en combinant médecine normale et médecine douce. Mais j’étais encore trop impliquée dans la maladie. Personne pour m’aider à mettre le projet en place. Déjà, je voulais aussi former, informer les patients, mettre en place l’ETP. J’ai fait une formation d’entrepreneur de petite entreprise, mais j’ai abandonné mon projet, lors de ma soutenance, le directeur m’avait dit de mettre mon projet de côté 

Malgré tout, je n’ai jamais baissé les bras: c’est mon combat et je n’arrête jamais devant un combat.

  • Fin 2017: je deviens auto-entrepreneur: je voulais aider les patients avec une autre méthode: ateliers, écoute, les booster, les former, les informer. ça n’a pas fonctionné, qu’importe je ne lâche rien
  •  Décembre 2017, le hasard de la vie m’a fait rencontrer une cadre de l’IFSI d’Aubenas et qui maintenant me fait intervenir en tant que patiente experte (chose que je n’utilisais pas). Merci à elle, car je connais le côté formation, apport de témoignage et j’adore
  • Puis je tombe sur une annonce pour donner des formations sur la prévention des allergies chez les boulangers auprès des apprentis. J’adore, là j’apporte des informations, mais je pars des connaissances des jeunes
  • Mais voilà, il me manque ce côté ou je pourrai mettre en place l’ETP et apprendre aux patients que l’on peu très bien y arriver, malgré nos douleurs. Il suffit d’avoir les bonnes informations, l’écoute, se remettre en question

Oui, mais voilà, je ne veux plus être infirmière (les soins techniques ne m’apportent plus rien et non merci aux services). Le faire en tant qu’auto-entrepreneur, aucune reconnaissance et cela à un coup aux patients.

Petit tour de l’autre côté de l’atlantique: des cliniques paramédicales existent, et hop le projet de la clinique nait:

  • Je recherche toujours des postes en tant que formatrice vacataire, collaboratrice en santé (en parallèle du projet de la clinique)

 

Le projet de la clinique:

En fait, je vais me servir déjà de tout ce que j’avais créé pour mon centre sur le SDRC (heureusement, que j’ai tout gardé). Tout ne sera pas repris, mais le concept oui

Avec toutes mes expériences, j’ai fait un constat alarmant: la douleur chronique n’est pas vraiment prise correctement en charge. Le patient n’est pas pris dans globalité, l’écoute laisse à désirer. Le patient n’est jamais informé, ni formé, on le considère plus comme une charge que comme quelqu’un qui a des connaissances

Le projet de la clinique paramédicale accès sur la douleur chronique naît. Elle sera en réseau et 100% ETP et en ambulatoire

 

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