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Les “dyslexies” chez les enfants & les troubles dyslexiques

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Si on parlait des dyslexies, sujet vaste, mais qui est très dur à vivre pour ces enfants. Je pense faire une formation sur ces troubles afin de pouvoir aider les enfants qui en sont atteints.

En attendant, je vais donner les différentes définitions:

Les différents dyslexies:

Dyslexie

En France, on estime que 3 à 5 % des enfants sont dyslexiques. Ce trouble de l’apprentissage durable peut provoquer d’importantes difficultés à l’école. Comme le décrit la Fédération française des dys, la dyslexie se manifeste par “une difficulté à manipuler les sons qui composent les mots […] et se caractérise par des difficultés pour lire de façon correcte et fluide, pour décoder un texte et pour orthographier”. 

Plus précisément, les enfants dyslexiques confondent des lettres (m et n, a et o, u p b d ) et des syllabes. Ils inversent aussi certaines lettres.

Quel dépistage ?

La dyslexie est souvent diagnostiquée à partir de la deuxième année de lecture, au CE1. Et provoque d’autres difficultés : mémorisation, orientation dans le temps, attention, etc. Ces enfants lisent lentement et font des erreurs. La dyslexie s’accompagne souvent de la dysorthographie, difficulté à orthographier correctement les mots.

Dès l’entrée à l’école, il est possible de repérer les enfants qui présentent ce trouble. Des tests permettent ensuite d’évaluer le degré de dyslexie en fonction du nombre d’erreurs et du temps de lecture. Seul un bilan complet permet de poser le diagnostic et de confirmer l’existence d’une dyslexie. Un bilan pluridisciplinaire réalisé par différents professionnels afin de cerner correctement la nature du trouble. Ainsi, la Fédération recommande de consulter : le pédiatre de l’enfant, un orthophoniste, un psychologue et de s’entretenir avec l’instituteur de l’enfant qui peut constater le trouble au quotidien. Des centres référents existent et permettent de répondre au mieux aux besoins des personnes qui souffrent de ces troubles. Pour ne passer à côté d’aucun autre souci, mieux vaut également faire un bilan ORL et ophtalmologique.

Mais le chemin jusqu’au diagnostic est parfois long et les délais d’attente peuvent atteindre plusieurs années dans certaines régions. De plus, il est souvent compliqué pour les adultes d’avoir accès au centre de référence. Ils devront se tourner vers des professionnels de ville.

Quelle solution ?

Pour mieux appréhender les mots, des séances avec un orthophoniste sont indispensables. Le résultat du bilan personnalisé permet de mettre en place un suivi adapté aux besoins de chaque enfant. Des bilans réguliers aident à réajuster la rééducation en fonction des progrès de l’enfant. Cet accompagnement permet de corriger ce trouble et de donner des clés à l’enfant pour qu’il puisse vivre avec sa dyslexie.

Un psychologue peut également aider l’enfant à reprendre confiance en lui.

 

Dysphasie

La dysphasie est un trouble durable de l’apprentissage et du développement du langage oral. Il existe plusieurs formes et degrés de dysphasie. “Paroles indistinctes, troubles de la syntaxe, expressions par mots isolés, discours plus ou moins construit, manque du mot”, décrit la Fédération Française des dys. En clair, la dysphasie porte sur la compréhension du langage ou sur la programmation des sons de la langue. Ce sont des enfants qui parlent mal, tard, avec peu de mots et qui présentent d’importantes difficultés orales. 

D’après l’Inserm, ce trouble touche environ 2% des enfants.

Quel dépistage ?

Le dépistage de la dysphasie est compliqué.  Comme les autres “dys”, le diagnostic se pose après un bilan pluridisciplinaire complet dans un centre référent des troubles du langage ou auprès de professionnels en cabinets. 

Dans le cas de la dysphasie, il est également recommandé de consulter un orthophoniste. 

Quelle solution ?

Une prise en charge précoce est recommandée. Ainsi, une rééducation orthophonique est prescrite par le médecin. Ce trouble affecte souvent d’autres fonctions ce qui peut nécessiter de consulter un psychologue, etc.

 

Dyspraxie

“La dyspraxie, c’est le trouble qui entrave la coordination et la plannification des gestes”, rapporte la Fédération. Certains signes, décrit par Ameli Santé, sont à identifier : un enfant maladroit dans certains actes (se moucher, se coiffer, lacer ses chaussures, etc), qui se désintéresse des jeux de construction et qui a des difficultés pour écrire et dessiner. De plus, les enfants dyspraxiques ont du mal à s’orienter dans l’espace et à apprendre un geste nouveau. 

L’Inserm rapporte que la prévalence de la dyspraxie est d’environ de 5 à 7% chez les enfants de 5 à 11 ans.

 

Quel dépistage ?

A l’image des autres “dys”, le dépistage de la dyspraxie est souvent détécté par le médecin scolaire. Un bilan complet et multidisciplinaire doit être fait (pédiatre, pédopsychiatre, psychologue, un ORL, un ergothérapeute, etc.).

Quelle solution ?

La prise en charge de la dysphasie doit se faire globalement sur les différents soucis rencontrés par l’enfant. Ainsi, une rééducation pluridisciplinaire est indispensable : psychomotricité, orthoptie, ergothérapie, orthophonie. Certains enfants doivent également consulter un psychologue afin de reprendre confiance et de contrer le sentiment d’échec.

La dysorthographie 

La dysorthographie est un trouble de la famille des DYS, qui se manifeste par un défaut majeur dans l’acquisition et l’assimilation de l’orthographe. L’enfant qui en souffre éprouve de grandes difficultés à maitriser les règles orthographiques, ce qui entraîne une altération de l’écriture, aussi bien spontanée que dictée.
On peut distinguer deux types de dysorthographie :

  • La dysorthographie de développement, qui est inné chez l’enfant ;
  • La dysorthographie acquise, qui est due à un traumatisme.

Les causes

La dysorthographie est généralement la conséquence d’un trouble de l’apprentissage. Un enfant dyslexique, par exemple, souffre forcément de ce trouble de l’écriture. Cela dit, il existe également des cas isolés de dysorthographie sans dyslexie.

La dysorthographie n’est pas un problème psychiatrique. Elle relève plutôt d’un trouble neurologique, mais il est encore difficile de préciser la cause exacte de cette maladie. Quoi qu’il en soit, toute comme la plupart des troubles DYS, elle n’est pas la conséquence d’un niveau d’intelligence inférieur.
Des études approfondies en neuropsychologie ont permis de réaliser de grandes avancées dans la compréhension du fonctionnement très complexe du langage humain. Elles mettent en évidence un dysfonctionnement de certains réseaux du système nerveux cérébral, responsable de la réception, de l’intégration et du traitement du langage aussi bien oral qu’écrit.

Les facteurs de risque

Dans la majorité des cas, la dysorthographie, au même titre que les autres troubles DYS, est favorisée par :

  • des facteurs pathologiques tels que la prématurité, la souffrance néonatale, etc.
  • des facteurs psychologiques ou affectifs qui provoqueront un blocage dans l’apprentissage fondamental : paresse, trouble de la motivation, etc.
  • des facteurs génétiques provoquant une altération du système cérébral responsable de l’assimilation du langage écrit ;
  • des facteurs hormonaux et des facteurs socioculturels : milieu défavorisé, famille peu scolarisée, etc.

Les différentes manifestations de la dysorthographie

La dysorthographie se manifeste par d’importantes erreurs de transcription, classées en 4 catégories :

  • Les troubles de la transcription phonologique
  • Les troubles du contrôle sémantique
  • Les troubles morphosyntaxiques
  • Les troubles du lexique orthographique

Les troubles de la transcription phonologique

C’est un déficit au niveau phonème et graphème, et résulte d’une difficulté, chez l’enfant, à associer un graphème à un son, c’est-à-dire à faire correspondre une unité sonore à une unité écrite, une prédisposition qui devrait lui être automatique. Ils se manifestent généralement par des erreurs auditives et visuelles répétitives, et ce, alors que l’enfant ne souffre pas de problèmes auditifs particuliers.

Ils se manifestent par :

  • Une confusion entre les sons proches : « jirafe » pour « girafe ».
  • Une assimilation des mots : « sante » pour « chante ».
  • Une inversion des lettres : « setp » pour « sept ».
  • Une substitution des mots par un autre mot de sens voisin : « chemin » pour « sentier ».
  • Des erreurs de copie des mots : « chenile » pour « chenille ».

Les troubles du contrôle sémantique

Ce trouble dysorthographique se traduit par une défaillance sémantique, c’est-à-dire par une inaptitude à mémoriser les mots ainsi que leurs utilisations. Il en résulte chez l’enfant :

  • Une confusion d’homophones : « mer » pour « mère ».
  • Un découpage anarchique des mots : « unabit » pour « un habit ».

Les troubles morphosyntaxiques

Ces troubles se manifestent par une incapacité majeure à assimiler les règles grammaticales et syntaxiques. D’où :

  • Une lacune au niveau des accords nominaux : « des chat » pour « des chats ».
  • Une mauvaise assimilation de la conjugaison et des règles d’accords verbaux : « ils chante » pour « ils chantent ».
  • Une mauvaise compréhension de la grammaire : « il a manger » pour « il a mangé ».

Les troubles du lexique orthographique

Ces troubles se traduisent chez l’enfant dysorthographique par des fautes d’orthographe même pour des mots familiers, souvent utilisés, et ce, malgré les répétitions. Ils s’expliquent généralement par un déficit au niveau de la représentation mentale des mots, c’est-à-dire une difficulté chez l’enfant à se mémoriser et à se représenter visuellement les lettres et les mots.

DYSCALCULIE

La dyscalculie est un trouble spécifique du développement. Elle correspond à un trouble sévère dans les apprentissages numériques, sans atteinte organique, sans troubles envahissants du développement et sans déficience mentale. …
Les enfants qui souffrent de ce trouble peinent à traiter les nombres (reconnaître et produire les chiffres, passer de l’oral à l’écrit, etc.), à mémoriser les tables (addition, soustraction, multiplication et division) et à calculer (difficultés à effectuer de simples opérations qu’ils peuvent confondre les unes avec les autres) et à comprendre ce qu’est un nombre (comprendre le lien entre le symbole et la quantité).

La dyscalculie est un trouble du langage peu réputé, mais qui existe bel et bien. Elle est faite du même acabit que la dyslexie, à la seule différence près que celle-ci concerne les lettres et les mots, alors que la dyscalculie, comme l’indique clairement son nom, touche les nombres et les chiffres.

Le trouble dyscalculique désigne l’incapacité pour une personne à acquérir et à maîtriser tout ce qui touche aux chiffres, aux calculs et aux valeurs numériques.

Pour les aider: Chaque jour un peu de calcul mental:

Mathématiques au quotidien pour le cp, ce1, ce2, cm1, cm2

Trouble persistant et durable, elle est caractérisée par une incompréhension totale des structures logico-mathématiques, ce qui, généralement, se traduit par :

  • Une absence totale de la notion de quantité, entraînant des difficultés dans la comptine, mais également dans l’écriture et la lecture de nombres ;
  • Une défaillance au niveau logique, ce qui entraîne une incapacité à comprendre, à appliquer et à résoudre des raisonnements, qu’ils soient simples ou complexes ;
  • Une déficience au niveau spatiale, qui est caractérisée par une mauvaise compréhension voire un niveau très faible en géométrie ;
  • Un grand retard dans l’apprentissage et l’application des opérations arithmétiques de base telles que l’addition, la soustraction, la division ou la multiplication.

Touchant 6 % des enfants, aussi bien les garçons que les filles, la dyscalculie a de grandes répercussions sur la scolarisation de celui ou celle qui en souffre. Voilà pourquoi, il est important de le diagnostiquer à temps et de le traiter.

DYSGRAPHIE

La dysgraphie est un trouble fonctionnel qui rend difficile l’acquisition et l’exécution de l’écriture. Touchant 10 % des enfants, c’est un handicap de transcription due à une incapacité à réaliser tous travaux à l’écrit, au-delà du graphisme.

L’écriture est une activité motrice fine et complexe. Sa construction s’inscrit dans la durée, mais une fois maîtrisée, elle devient généralement automatique. Chez le dysgraphique malheureusement, les gestes normalement acquis durant l’apprentissage des bases de l’écriture ne s’automatisent pas malgré les exercices et le temps.

Une personne souffrant de ce trouble n’est donc pas incapable d’écrire. Il se peut même qu’elle soit une très bonne dessinatrice. Mais figée, indépendamment de sa volonté, au stade du graphisme, elle ne peut tout simplement pas « bien écrire », à moins d’y consacrer un temps considérable et des efforts de geste minutieux, qui peuvent même devenir douloureux s’ils durent trop longtemps. Et ce, en dépit d’une bonne tenue du crayon et d’une exécution correcte de la forme des lettres.

La dysgraphie est le fruit de trois déficits combinés :

  • Absence d’automatisme des gestes graphiques ;
  • Déficience au niveau du codage orthographique ;
  • Non-maîtrise des doigts pendant l’écriture.

Elle entraîne irrémédiablement une grande lenteur dans la réalisation de toutes formes de productions graphiques. Ce qui dans l’acte d’écrire, a un impact sur :

  • La forme des lettres ;
  • Leur tracé ;
  • Leur liaison.

Les différentes formes de dysgraphie

On peut distinguer plusieurs formes de dysgraphie :

  • La dysgraphie maladroite ; caractérisée par une écriture lourde et désordonnée ;
  • La dysgraphie crispée, caractérisée par une écriture raide, anguleuse et tendue ;
  • La dysgraphie molle, caractérisée par une écriture petite et négligée ;
  • La dysgraphie impulsive, caractérisée par une écriture rapide, imprécise et illisible ;
  • La dysgraphie lente et précise, caractérisée par une écriture lente, signe d’une application et d’un effort intense.

Les causes

Le trouble dysgraphique est un handicap. L’incapacité de l’enfant à exécuter les gestes efficaces pour une bonne écriture ne résulte pas d’une paresse physique ou intellectuelle. Et son apparition n’est pas due à un déficit neurologique particulier. En réalité, la dysgraphie peut être provoquée par plusieurs problèmes sous-jacents:

  • Trouble de l’apprentissage : dyslexie, dysorthographie… ;
  • Trouble fonctionnel tel que la dyspraxie ;
  • Trouble majeur de la motricité en général, impliquant des problèmes de latéralité et de perception du schéma corporel ;
  • Trouble visuel et trouble de la coordination oculomotrice entraînant une difficulté ou une incapacité à reproduire des lettres ;
  • La maladie de Parkinson et la maladie de Dupuytren ;
  • Un traumatisme physique ou psychologique : accident, divorce, séparation de parents, manque de confiance en soi, etc.;
  • La fameuse crampe de l’écrivain.

Relation entre dyslexie et dysgraphie

Pour que l’écriture d’un mot devienne automatique, l’enfant doit premièrement être capable de convertir un son en lettre. S’il souffre d’un déficit majeur au niveau de la conversion phonème-graphème, qui se traduit par « une dyslexie », le dysgraphique aura naturellement du mal à produire une transcription correcte. Et ce, parce qu’il concentrera toute son attention dans cette conversion ce qui peut pénaliser l’automatisme nécessaire à l’écriture.

Relation entre dyspraxie et dysgraphie

L’acte d’écrire nécessite une parfaite maîtrise des gestes du doigt. Il prend non seulement en compte la praxie, la pression exercée sur le crayon, la posture, mais également la perception des repères spatiaux.

En présence d’une défaillance au niveau de la praxie et de l’organisation spatiale, c’est-à-dire d’une incapacité à contrôler les mouvements pour diriger un trait ou pour définir la taille d’un caractère, l’écriture devient difficile.

Les symptômes

L’enfant souffrant d’une dysgraphie se reconnaît par les trois symptômes suivants :

  • Une écriture excessivement lente ;
  • Une écriture illisible et peu compréhensible ;
  • Une production écrite très désordonnée.

La lenteur de l’enfant s’explique par l’inefficacité de son geste à l’écrit. Ne pouvant pas écrire les lettres et les caractères de manière naturelle et automatique, il doit fournir un grand effort pour arriver à exécuter des formes graphiques sur le papier.

La pression n’a aucun effet sur sa vitesse d’écriture, mais pourrait rendre sa production encore moins soignée. Car s’il est forcé à accélérer, il fournira moins d’efforts, d’où l’écriture illisible.

Certains dysgraphiques, dits « impulsifs », auront tendance à écrire très vite. Cela ne signifie pas pour autant que les gestes qu’il effectue sont efficaces, car la production reste illisible dans tous les cas. Et cette situation ne s’arrange pas même si on lui demande de ralentir, ce qui d’ailleurs lui est impossible s’il souffre de dysgraphie.

Les signes à prendre en compte

Vous devez consulter un spécialiste si, après le CP, votre enfant présente les signaux suivants :

  • Une absence de précision à l’écrit,
  • Une incapacité à maîtriser les outils (crayon, stylo, règle…) ;
  • Une difficulté persistante voire une incapacité à reproduire des formes ;
  • Une écriture illisible, peu précise, signe d’un manque d’assurance et de maitrise ;
  • Une anxiété voire un refus, face à tout exercice de production écrite.

Le diagnostic

Pour établir et confirmer la présence d’une dysgraphie, le bilan orthophonique est nécessaire, mais n’est pas suffisant.

Dans la mesure où il s’agit d’un trouble complexe en effet, l’intervention d’autres spécialistes est également nécessaire. Tout simplement parce qu’une mauvaise écriture peut avoir plusieurs origines : trouble visuel, retard de développement, déficit intellectuel, etc. Or, une personne est dite « dysgraphique » lorsqu’elle écrit mal alors qu’elle ne souffre d’aucun déficit au niveau physique, psychologique, neurologique ou intellectuel.

Pour confirmer le diagnostic, il faut donc l’intervention :

  • D’un ophtalmologiste et d’un orthoptiste pour écarter d’éventuels troubles de la vision ;
  • D’un psychologue pour écarter tous traumatismes potentiels ;
  • D’un neuropédiatre pour déceler tous problèmes neurologiques ;
  • D’un orthophoniste pour évaluer la présence et l’importance du trouble du langage chez le concerné.

Le traitement

À l’instar des autres troubles du langage et de l’apprentissage, la dysgraphie elle, peut très bien se soigner grâce à une rééducation de l’écriture adaptée aux besoins et à l’importance du problème de l’enfant.

Appelé « graphothérapie », le traitement proposé pour soigner le trouble dysgraphique vise à corriger :

  • Le geste d’écriture : moins tendu, plus décontracté et ce, en vue de favoriser l’automatisme ;
  • La posture générale : position des doigts, des mains, du poignet, du bras, de l’épaule, du dos… ;
  • La tenue de l’outil ainsi que la pression exercée sur ce dernier ;
  • La formation des lettres : tracé (cercles, droites, arcades, courbes…), liaison, etc.
  • La motricité fine.

Par les corrections ainsi effectuées, le graphothérapeute ne vise pas à modifier l’écriture du patient, mais plutôt sa manière d’écrire en vue d’améliorer sa production écrite pour la rendre plus lisible. Pour atteindre cet objectif, il utilisera plusieurs techniques :

  • Des exercices de relaxation ;
  • Des exercices de motricité fine et générale ;
  • Des exercices de contrôle de pression ;
  • Des exercices de coordination cinétique ;
  • Des exercices de graphomotricité ;
  • Des exercices de repérage spatio-temporel ;
  • Des exercices de mémoire ;
  • Des exercices audio et visuels ;
  • Des exercices de graphisme ;
  • Des exercices d’écriture et de calligraphie.

La durée du traitement dépendra essentiellement des besoins du dysgraphique. Ayant une grande connaissance de la psychologie infantile, le graphothérapeute peut proposer jusqu’à 18 séances de 45 minutes chacune, dont une ou par semaine, si cela est nécessaire.

Les prises en charge supplémentaires

L’intervention de l’orthophoniste

Pour une guérison complète, la prise en charge de la dysgraphie doit être pluridisciplinaire. Voilà pourquoi, l’intervention de l’orthophoniste est vivement recommandée, surtout en cas de dysgraphie linguistique.

Auxiliaire médical qualifié, l’orthophoniste est spécialisé dans le diagnostic et le traitement de tous troubles du langage, du développement, du mouvement et de la parole chez l’enfant et l’adulte. À partir du bilan orthophonique, ce spécialiste va analyser la nature du problème, définir son importance et proposer un plan de soins adapté.

Le rôle du psychomotricien

La psychomotricité, qu’elle soit fine ou générale, joue un rôle primordial dans l’exécution de l’écriture. Voilà pourquoi, pour corriger une défaillance au niveau de celle-ci, l’aide d’un psychomotricien est nécessaire. Il intervient généralement dans les cas de dysgraphie d’ordre spatial et/ou moteur.
La thérapie psychomotrice vise à rectifier les déficiences au niveau de la formation des lettres, c’est-à-dire leur tracé, l’orientation de chaque forme graphique, le tonus, la visuo-spatiale, etc. Elle peut aussi bien être utilisée comme traitement d’appoint que comme un traitement supplémentaire.

Cp – Ce1 – Ce2 – Cm1 – Cm2 – 6ème

Vidéos pour en savoir plus sur la dysgraphie

Qu’est-ce que la dysgraphie ?

C’est un trouble de l’expression écrite, non pas dans son contenu mais dans la façon dont la personne va organiser son geste pour écrire.

TDAH CHEZ L’ENFANT : COMMENT GÉRER UN ENFANT HYPERACTIF ?

Échec scolaire, rejet social… En raison de ses changements d’humeur récurrents, de son impulsivité et de ses nombreux troubles du comportement, un enfant souffrant de TDAH est souvent victime de rejet de la part de ses camarades de classe. Lorsqu’en âge avancé, il commencera à prendre conscience de sa différence, il peut lui-même s’isoler, souffrir de complexe d’infériorité et finir par avoir une très mauvaise estime de lui-même.

Lui faire comprendre pourquoi il rencontre ces difficultés, dès lors que le diagnostic est posé, est le premier pas vers son salut. Bien que l’on ne puisse pas guérir un TDAH enfant, en adaptant son éducation, en établissant quelques règles et en l’aidant à comprendre que ce n’est pas de sa faute à lui, vous pourrez le protéger de la spirale complexe-culpabilité-échec et lui offrir la chance de réussir sa vie, malgré son handicap.

Votre enfant souffre de TDAH ? Voici quelques règles qui vous aideront à mieux le gérer et à l’aider au quotidien… Patience, fermeté, discipline… telle sont les mots d’ordre !

Règle n° 1 : établissez une routine !

Un enfant hyperactif n’a qu’une très faible notion du temps. Le passé et le futur n’ont que très peu de sens pour lui, seul le moment présent compte. Cela explique, en grande partie, son impulsivité et le fait qu’il soit incapable de songer aux conséquences de ces actes.

Pour corriger cela, établissez un timing précis pour ses activités et aidez-le à les respecter afin que celles-ci deviennent des rituels simples et précis.

Fixez par exemple :

  • ce qu’il doit faire dès qu’il se lève le matin : toilette, petit-déjeuner, départ à l’école… ;
  • ce qu’il doit faire dès son retour de l’école : se changer, ranger ses affaires à leur place, jouer pendant 45 minutes, faire ses devoirs, prendre un bain, dîner, se coucher…

Découper ses horaires aidera votre enfant TDAH à se repérer dans le temps, mais également à se concentrer sur une seule tâche à la fois. Vous en profiterez également pour l’apprendre à planifier son emploi du temps et à mieux s’organiser.

Règle n° 2 : communiquez efficacement !

On ne vous apprend sans doute rien, un enfant hyperactif n’a aucune limite. Impulsif, constamment sur la brèche, débordant d’énergie et infatigable, il lui arrive de se blesser, souvent même, mais ça ne lui sert jamais de leçon. Il représente un danger non seulement pour lui-même, mais aussi pour ses camarades.

Puisqu’il est incapable de se maîtriser, c’est à vous, parent qu’incombe le rôle de le contrôler vers l’extérieur sans pour autant l’étouffer. Et ce, en établissant quelques règles de conduite au quotidien, en fonction de son âge, de ses besoins et de ses capacités. Oui, mais comment ?

Des consignes claires et simples

Pour qu’il puisse les comprendre et les respecter par ailleurs, les règles que vous dictez doivent être claires, précises et simples. Si vous utilisez des mots complexes et généraux, il risque de ne pas saisir ce que vous attendez de lui. Dites, par exemple :

  • « Arrête de courir » au lieu de « tiens-toi tranquille » qui, pour lui, peut supposer beaucoup de choses ;
  • « Ne coupe pas la parole des autres » au lieu de « sois poli », etc.

Des consignes à l’affirmatif

Eh oui ! Des consignes énoncées à l’affirmatif, direct et qui va droit au but. Ne tergiversez pas et inutile de lui faire tout un discours sur son comportement et sur ce que vous souhaitez lui dire. Dites tout simplement ce que vous voulez ce qu’il fasse. Par exemple :

  • Au lieu de dire « Veux-tu cesser de monter sur cette chaise ? », ce qui implique qu’il a le choix, dites tout simplement « arrête de monter sur cette chaise » ;
  • Au lieu de dire « Ne saute plus sur ton lit », sachant que votre enfant n’a aucune notion de discipline, dites tout simplement « arrête de sauter sur ce lit ».

Une consigne à la fois !

Si vous formulez des demandes trop longues, un enfant TDAH risque de ne pas se souvenir de tout. Au lieu de toute une liste de choses à faire en conséquences, énoncez-les une par une, tâche par tâche.

Au lieu de « Lave-toi, change-toi et descends manger», demandez-lui d’abord d’aller se laver. Cette chose faite, vous pourrez lui demander de passer à autre chose et ainsi de suite.

Évitez également les ordres trop vagues comme « Range ta chambre » qui impliquent obligatoirement beaucoup de choses à faire : ranger le lit, ranger les jouets, ranger les cahiers… Dites plutôt ce qu’il doit faire exactement même si cela implique plus d’efforts et de phrases de votre part. Si vous voulez qu’il range sa chambre, vous pouvez donc procéder comme suit :

  • « ramasse tes jouets et range-les dans le placard » ;
  • « prends tes cahiers et remets-les dans ton cartable » ;
  • « range tes crayons et tes stylos dans ta trousse » ;
  • « Mets tes chaussures dans l’armoire » ;
  • Etc.

A-t-il bien compris ?

Assurez-vous, pour finir, qu’il a bien compris ce que vous lui avez demandé. Appuyez toujours vos demandes par des stimuli extérieurs : regard, toucher… pour être sur que vous ayez toute son attention. Lorsque vous lui demandez quelque chose par conséquent, procédez comme suit :

  • Mettez-vous à sa hauteur ;
  • Regardez-le dans les yeux et veillez à ce qu’il fasse de même ;
  • Posez une main sur son épaule ou sur sa main ;
  • Énoncez votre demande ;
  • Dites-lui de répéter.

Règle n° 3 : soyez ferme, mais compréhensif !

Un TDAH enfant engendre des difficultés à respecter les règles que vous aurez établies. Mais vous devez tenir tête, ne faire des concessions que lorsque cela est vraiment indispensable. Certes, il est hyperactif, mais cela ne doit pas constituer une excuse à toutes ses bêtises. Vous êtes son exemple et devant lui, plus que devant vos autres enfants, vous devez être fidèle à la discipline que vous avez vous-même fixée.

Attention néanmoins ! Sachant son trouble, ne mettez pas la barre trop haute de peur qu’il ne les atteigne pas et que vous vous défouliez sur lui. Fixez des objectifs, des priorités en fonction des capacités de votre enfant, jamais en dessus.

Les sanctions

Pour vous faire respecter, en parallèle avec les règles, fixez des sanctions. Dans le cas où les règles ne sont pas respectées, appliquez la punition correspondante sans délai. L’équilibre est très important dans la vie d’un enfant hyperactif, remettre à demain, même une sanction, peut le perturber sérieusement et mettre en péril tous les efforts que vous avez déjà fournis. Aussi, privez-le de dessin animé ou de sa console de jeu le jour même plutôt que d’attendre le week-end.

Les récompenses

Pour un enfant souffrant de TDAH, les récompenses sont beaucoup plus importantes que les sanctions. Dans la mesure où souvent réprimandé, il a déjà une très mauvaise image de lui-même, les compliments et les félicitations sont pour lui une source d’encouragement et de motivation.
Aussi, n’en soyez pas avare ! Mettez également en place un système de récompense pour toute tâche effectuée et pour chaque règle respectée : une glace s’il réussit à terminer son devoir, un dessin animé s’il arrive à ranger ses jouets, etc.

Sources: dys-positif

Les aides pour les enfants-adolescents & jeunes adultes:

Les aides financières

L’AEEH
Consultez http://vosdroits.service-public.fr/

Et les compléments d’AEEH http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/

2/ Les aménagements spécifiques formalisés par le biais d’un Projet
Personnalisé de Scolarisation

Ils peuvent ouvrir droit à :
– L’attribution d’outils informatiques permettant de les aider (logiciel d’aide à la lecture, à l’écriture, au dessin …);
– L’attribution d’une Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS);
– L’orientation vers une CLIS (Classe d’Intégration Scolaire) ou une ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire);
– L’intervention d’un SESSAD (Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile);
– L’orientation vers un établissement spécialisé.

C’est à l’enseignant référent de veiller à la mise en place et au suivi du  projet proposé pour l’enfant et d’organiser la coordination et la concertation entre tous les partenaires de la prise en charge.

3/  Les aides pluridisciplinaires

Une fois le diagnostic posé et quelle que soit la solution adoptée (reconnaissance ou non reconnaissance des troubles par la MDPH), le Dys peut se faire accompagner par des professionnels : médecins, psychologues, orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthoptistes … afin d’être aidé dans sa recherche de stratégies lui permettant de contourner ses difficultés.

• Le pédo-psychiatre : médecin spécialisé dans les troubles mentaux des enfants et des adolescents.

• Le neuro-pédiatre : médecin qui est d’abord un pédiatre et qui est formé à la neurologie pédiatrique c’est à dire à tout ce qui touche au fonctionnement du cerveau, cervelet, moelle épinière et nerfs de l’enfant.

• L’orthophoniste : il prévient et prend en charge, sur prescription médicale, les troubles de la communication écrite et orale.

• L’ergothérapeute :
C’est un rééducateur dont le métier est d’aider la personne à retrouver la fonction déficitaire (dans les domaines, physique, psychique ou intellectuel) du fait d’une maladie d’un accident ou d’un handicap. Il va mettre en place les aides techniques qui permettront de pallier à la perte de la fonction ou d’adapter l’environnement pour rendre la ou les fonctions possibles. Il participe à l’évaluation des incapacités des personnes dans le cadre des équipes pluridisciplinaires des MDPH.

• Le psychomotricien : il vise à rééduquer les personnes confrontées à des difficultés psychologiques vécues et exprimées de façon corporelle, en agissant sur leur fonctions psychomotrices.
Il traite des troubles du mouvement et du geste.
Au-delà des aides financières, techniques et organisationnelles et humaines, il est aussi important de veiller à ce que :
• La famille puisse se faire aider pour vivre un quotidien plus apaisé et se donner les moyens d’avancer plus efficacement et sereinement.
• Un accompagnement psychologique peut lui permettre de mieux affronter la réalité en gérant mieux ses peurs, ses stress et à accepter  “la différence”.
• L’appartenance à une association peut l’aider à mieux vivre son quotidien, et surtout à ne pas sentir seul. D’autres parents et familles se trouvent dans le même type de situation. Les rencontrer et échanger est souvent source  de réconfort et d’ouverture.

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée .

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