La santé publique

La prévention tabac, arrêter de fumer

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Chaque année, le tabac tue 66 000 personnes en France, et nul n’est censé ignorer les dangers de cette drogue, aussi addictive que toxique. Aujourd’hui, alors que l’interdiction de fumer dans les lieux publics s’étend, de nombreuses méthodes d’accompagnement permettent à chaque fumeur de trouver l’aide la mieux adaptée pour arrêter de fumer. Arrêter de fumer, c’est améliorer sa santé et celle de son entourage. Un soutien de professionnels est possible, avec ou sans substitut nicotinique.

Table des matières

Les consultations de tabacologie sur la Drôme:

Hôpitaux Drôme Nord: 607, avenue Geneviève de Gaulle-anthonioz

Centre hospitalier de Valence: 170, avenue Maréchal Juin

Tabac et lieux à usage collectif

Interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif

L’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif s’applique notamment dans tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou qui constituent des lieux de travail (Code de la santé publique, art. R 3512-2).

Emplacements mis à disposition des fumeurs.

L’interdiction ne s’applique pas dans les emplacements mis à la disposition des fumeurs et créés, le cas échéant, par la personne ou l’organisme responsable des lieux. De tels emplacements ne peuvent toutefois pas être aménagés au sein des établissements d’enseignement publics et privés, des centres de formation des apprentis, des établissements destinés à ou régulièrement utilisés pour l’accueil, la formation, l’hébergement ou la pratique sportive des mineurs et des établissements de santé (Code de la santé publique, art. R 3512-3).

Il s’agit de salles closes, affectées à la consommation de tabac et dans lesquelles aucune prestation de service n’est délivrée. Aucune tâche d’entretien et de maintenance ne peut y être exécutée sans que l’air ait été renouvelé, en l’absence de tout occupant, pendant au moins une heure.

Ces emplacements doivent respecter les normes suivantes (Code de la santé publique, art. R 3512-4) :

  • Etre équipés d’un dispositif d’extraction d’air par ventilation mécanique permettant un renouvellement d’air minimal de dix fois le volume de l’emplacement par heure. Ce dispositif est entièrement indépendant du système de ventilation ou de climatisation d’air du bâtiment. Le local est maintenu en dépression continue d’au moins cinq pascals par rapport aux pièces communicantes

  • Etre dotés de fermetures automatiques sans possibilité d’ouverture non intentionnelle ;

  • Ne pas constituer un lieu de passage ;

  • Présenter une superficie au plus égale à 20 % de la superficie totale de l’établissement au sein duquel les emplacements sont aménagés sans que la superficie d’un emplacement puisse dépasser 35 mètres carrés.

Dans les administrations et établissements publics dont les personnels relèvent des titres Ier à IV du statut général de la Fonction publique, le projet de mettre un emplacement à la disposition des fumeurs et ses modalités de mise en œuvre sont soumises à la consultation du Comité d’hygiène et de sécurité ou, à défaut, du Comité technique (Code de la santé publique, art. R 3512-6). Dans le cas où un tel emplacement a été créé, ces consultations sont renouvelées tous les deux ans.

Une signalisation apparente rappelle le principe de l’interdiction de fumer (Code de la santé publique, art. R 3512-7).

Sanctions

Le fait de fumer dans un lieu à usage collectif hors de l’emplacement réservé à cet effet est puni de l’amende de 450 € prévue pour les contraventions de la troisième classe (Code de la santé publique, art R 3515-2).

Est puni de l’amende de 1 500 € prévue pour les contraventions de la quatrième classe le fait, pour le responsable des lieux, de : (Code de la santé publique, art R 3515-3).

  • ne pas mettre en place la signalisation ;
  • mettre à la disposition de fumeurs un emplacement non conforme ;
  • favoriser, sciemment, par quelque moyen que ce soit, la violation de l’interdiction de fumer dans un lieu à usage collectif.

Le manquement par les agents au règlement intérieur et aux consignes en la matière peut également faire l’objet de sanctions d’ordre disciplinaire.

La composition du tabac

Dans le tabac, on peut trouver plusieurs substances comme :

  1. De la nicotine : une partie de la nicotine présente dans le tabac est transférée dans la fumée.
    Effets sur l’organisme
    • Diminue l’appétit
    • Augmente la pression artérielle
    • Augmente la fréquence cardiaque
    • Entraîne une forte augmentation d’adrénaline
  2. Des composants hautement cancérigènes se libèrent lorsque le tabac est brûlé :
    Les goudrons (benzène, hydrocarbures…) :
    Effets sur l’organisme
    • Se collent au niveau des muqueuses buccales et des muqueuses des bronches
    Le monoxyde de carbone (CO) : substance contenue également dans la fumée de tabac (c’est le même produit que dans les gaz d’échappement des voitures).
    Effets sur l’organisme
    • Diminue l’apport d’oxygène par le sang, entraîne un essoufflement (par asphyxie ou hypoxie) et augmente le risque de maladies cardio-vasculaires
  3. De nombreux autres produits irritants et toxiques :
    Ammoniac :
    Effets sur l’organisme
    • Augmente les effets nocifs de la nicotine sur la santé
    • Dépendance
    Arsenic, cyanure d’hydrogène :
    Effets sur l’organisme
    • Toxicité pour le foie
    Acétone :
    Effets sur l’organisme
    • Toxicité pour le système nerveux
    Toluène, acide nitrique, acide chlorhydrique, acide cyanhydrique, phénols :
    Effets sur l’organisme
    • Irritent les fosses nasales, la bouche, le pharynx, le larynx et les bronches et plusieurs autres organes
    Formaldéhyde, Polonium 210, Naphtalène, DDT, Cadmium, Nitrosonomicotine :
    Effets sur l’organisme
    • Sont tous des produits qui provoquent le cancer, ils sont difficilement éliminés par l’organisme
  4. Et des arômes ou des additifs :
    Miel, épices, réglisse, sucres, glycérol, menthol, vanilline, etc. :
    Effets sur l’organisme
    • Donnent le goût
    • Renforce la dépendance
    La fumée que dégage le tabac contient environ 3 à 4 000 substances très actives et dangereuses pour la santé : c’est
    un fait acquis et vérifié scientifiquement.

dans la e-cigarette ?

Selon l’enquête de 60 millions de consommateurs , la vapeur de certains e-liquides contient :
• Des molécules cancérigènes : le formaldéhyde (formol), l’acroléine (molécule très toxique par inhalation et par ingestion), l’acétaldéhyde (classé cancérogène possible pour l’homme)
• Des traces de métaux lourds comme par exemple du nickel, du chrome, du cadmium, du plomb, de l’aluminium, de l’antimoine…
Par ailleurs la nicotine contenue dans les flacons d’e-liquide peut provoquer des intoxications graves en cas d’exposition cutanée. Ingérée, elle peut même être mortelle, si la concentration est très élevée.
Concernant l’aérosol, personne n’est aujourd’hui en mesure ni d’assurer ni d’affirmer que celui-ci, lorsqu’il est dégagé, n’est pas toxique à terme.
Dans un document publié le 26 août 2014, l’OMS recommande d’interdire la vente de cigarettes électroniques aux mineurs, estimant que leur consommation pose de « graves menaces » pour les adolescents. En france, la vente est déjà interdite aux mineurs. Parallèlement, l’OMS souhaiterait préconiser l’interdiction pour les constructeurs :
• de faire de la publicité
• d’ajouter des saveurs attirant les jeunes (bonbons, fruits, alcool, …)
• de mentionner comme argument commercial l’aide au sevrage tabagique (tant qu’ils n’auront pas « fourni
des preuves scientifiques solides, et obtenu une homologation »
L’OMS recommande également la restriction de l’utilisation dans les lieux confinés.

la chicha, d’où provient cette toxicité ?

Comme toutes les fumées de substances organiques qui brulent, celles de la chicha libèrent, lors de la combustion, près de 4000
substances chimiques, dont nombre d’entre elles sont toxiques, irritantes et/ou cancérogènes. La fumée de chicha contient des
métaux qui proviennent du tabac, mais aussi du charbon, du revêtement du fourneau et de la colonne, du tuyau ou encore
de la feuille d’aluminium.
Le passage de la fumée dans l’eau permet de retenir une fraction de la nicotine, mais cela incite le fumeur à inhaler plus profondément pour obtenir un même effet, et l’expose donc à des quantités plus importantes de substances cancérogènes, de métaux lourds et de monoxyde de carbone.
Par ailleurs, il est impératif que chacun des fumeurs dispose de son propre embout.

Les risques liés au tabac:

Le tabagisme est en cause dans la survenue de certains cancers (cancer du poumon, des voies aérodigestives supérieures, cancer de vessie…) mais favorise aussi certaines pathologies cardiovasculaires ou respiratoires. Il a également des impacts non négligeables sur la grossesse et la qualité de vie. En raison des effets de la nicotine, une dépendance s’installe.

QU’EST-CE QUE LE TABAGISME ?

On différencie :

  • le tabagisme actif qui est l’usage du tabac qu’il soit fumé (cigarette, cigare, pipe, narguilé), prisé, consommé seul ou associé à d’autres substances (cannabis, héroïne…) ;
  • le tabagisme passif qui est le fait d’inhaler de manière involontaire la fumée dégagée par un ou plusieurs fumeurs. Les enfants de parents fumeurs sont particulièrement exposés au tabagisme passif.

Le tabac présente un risque pour la santé quel que soit son mode de consommation.

Le risque de développer une maladie est lié :

  • au nombre de cigarettes fumées chaque jour,
  • mais surtout à la durée durant laquelle on a fumé.

C’est pourquoi il est important de s’arrêter de fumer le plus tôt possible.

LE TABAC EN CAUSE DANS DE NOMBREUSES MALADIES

La consommation de tabac diminue la qualité de vie et le bien-être et reste en France la première cause de mortalité évitable, avec 73 000 décès attribuables au tabac en 2013.

Il n’existe pas de seuil en-dessous duquel fumer soit sans risque. La mortalité prématurée évitable affecte aussi les fumeurs qui fument peu.

Tabac & cancer:

La consommation de tabac est la cause directe ou un facteur favorisant pour de nombreux types de cancers. Les cigarettes à moindre teneur en nicotine et en goudrons ne sont pas moins cancérigènes que les autres.

Par ailleurs, une personne en situation de tabagisme passif (dans le cas d’une exposition régulière à la fumée d’un autre individu) voit également son risque de développer un cancer augmenter. En France, près de 1 100 décès seraient liés au tabagisme passif chaque année, dont 150 par cancer du poumon.

Le tabac est responsable de plus de 8 cancers du poumon sur 10.

Bien qu’il n’y ait pas de seuil en-dessous duquel fumer ne représente aucun risque, celui d’avoir un cancer du poumon dépend du nombre de cigarettes fumées chaque jour, mais surtout de l’ancienneté du tabagisme.

Le tabac est responsable de près de 70 % des cancers des voies aérodigestives supérieures comme la gorge, la bouche, les lèvres, le larynx, l’œsophage.

Le tabac est responsable de 50 % des cancers de la vessie.

Autres cancers et tabac

le tabac serait aussi impliqué dans le développement des cancers du foie, du pancréas, de l’estomac, du rein, du col de l’utérus, du sein, du côlon-rectum, de l’ovaire et de certaines leucémies. Soit, au total, 17 localisations différentes de cancers.

Tabac & maladies cardio-vasculaire:

Le tabagisme est l’un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire.

Il favorise la survenue de nombreuses maladies telles que:

  • l’infarctus du myocarde,
  • les accidents vasculaires cérébraux,
  • l’artérite des jambes,
  • ou encore l’hypertension artérielle.

Fumer diminue également les capacités respiratoires et cardiaques à l’effort. En effet, le corps est moins bien oxygéné et les muscles sont moins performants.

Le tabac augmente le risque de survenue d’une phlébite chez une femme sous contraception œstroprogestative.

Tabac & les maladies respiratoires & les infections ORL:

La bronchopneumopathie obstructive (BPCO) est essentiellement due au tabagisme. En effet, 85 % des BPCO surviennent chez des fumeurs ou des anciens fumeurs. Cette maladie évolue vers l’insuffisance respiratoire si la personne concernée n’arrête pas de fumer. Chez les personnes atteintes de BPCO, le risque de développer un cancer du poumon est multiplié par deux.

Le tabagisme, actif et passif, augmente l’intensité, la durée et la fréquence des crises d’asthme chez l’adulte et augmente le risque d’infections pulmonaires (bronchite, pneumonie).

Le tabagisme passif augmente également le risque :

  • d’asthme chez l’enfant,
  • d’asthme du nourrisson.

Il augmente le risque de mort subite chez le bébé.

Les infections nez-gorge-oreilles (sinusite, angine, rhinopharyngite, otite…) sont plus fréquentes chez les fumeurs actifs et chez les enfants soumis au tabagisme passif.

Tabac & autres maladies:

Le tabac augmente le risque de survenue d’un diabète de type 2, de maladie de Crohn, de polyarhtrite rhumatoïde.

Il ralentit la cicatrisation après une intervention chirurgicale et favorise la survenue de complications post-opératoires (infection, phlébite…)

Le tabac & la peau:

Outre qu’il favorise la survenue de cancers cutanés, le tabac altère la qualité du teint qui devient terne et il accentue le vieillissement de la peau avec l’apparition précoce de rides.

L’association à une exposition fréquente au soleil majore encore le processus de vieillissement.

Par ailleurs, le tabac aggrave l’eczéma et le psoriasis chez les personnes qui en sont atteintes.

TABAC, FÉCONDITÉ ET GROSSESSE

Tabac et fertilité

Le tabac peut entraîner des difficultés de conception car :

  • il réduit la fertilité de l’homme et de la femme ;
  • il allonge le délai de conception ;
  • il augmente l’effet négatif de l’âge sur la fécondité;
  • il diminue les chances de succès en cas de procréation médicalement assistée.

Tabac, grossesse et bébé

Fumer durant la grossesse comporte des risques :

  • pour la grossesse elle-même : augmentation du nombre de fausses couches, de grossesses extra-utérines et d’accouchements prématurés,
  • pour le développement du fœtus. Le risque le plus connu est un développement insuffisant du fœtus. Ce risque est principalement causé par le passage de monoxyde de carbone (CO) dans le sang du fœtus. Ce monoxyde de carbone prend alors la place de l’oxygène. À la naissance, le bébé peut présenter un poids insuffisant (hypotrophie). Ce faible poids de naissance peut entraîner des problèmes, majorés si l’enfant nait prématurément.

Si la femme enceinte est soumise au tabagisme passif, le risque existe de façon plus modérée.

Enfin, le tabac est la première cause de mort subite du nourrisson.

Un projet d’enfant est souvent une forte motivation pour décider d’arrêter de fumer.

TABAGISME ET DENTS

Le tabagisme actif occasionne également des problèmes bucco-dentaires, la consommation de tabac :

  • donne une mauvaise haleine ;
  • jaunit les dents ;
  • contribue à la survenue de maladies des gencives responsables de déchaussement des dents ;
  • augmente le risque d’infection dentaire (caries, abcès dentaire…) et en accentue leur gravité.

TABAC ET DÉPENDANCE

Le tabac crée une dépendance due aux effets de la nicotine. Cette dépendance se caractérise par la perte de la liberté de s’abstenir de fumer. Il existe trois types de dépendances.

La dépendance physique au tabac

La nicotine agit sur le système nerveux, en créant une dépendance, tout comme le ferait une drogue telle que l’héroïne. Quelques secondes après l’inhalation de la fumée de cigarette, elle produit des sensations de bien-être physique auxquelles il est difficile de résister.

Les personnes qui commencent à fumer à l’adolescence ont un risque supérieur de devenir dépendant par rapport à celles qui commencent à l’âge adulte. Le tabagisme en début d’adolescence augmente également le risque d’apparition d’autres dépendances (alcool, cannabis, etc.).

La dépendance psychologique

Fumer permet de diminuer son stress ou son anxiété, de surmonter ses émotions, de se stimuler, de se concentrer, etc. Cette dépendance est liée aux effets psychoactifs de la nicotine qui procure plaisir, détente, stimulation intellectuelle. La nicotine agit comme un anxiolytique et un coupe-faim.

La dépendance comportementale

Fumer est associé à un environnement, des personnes, des situations ou des lieux… qui suscitent l’envie et le plaisir de fumer. Quand on envisage d’arrêter de fumer, il est donc important de réfléchir à ce qui peut être fait pour éviter ces situations.

Si vous souhaitez arrêter de fumer, commencez par réaliser un bilan de votre consommation et de votre rapport au tabac. Prenez aussi en considération vos habitudes de vie (alimentation, activité physique). Cette étape vous permettra de mieux connaître vos motivations.

FAITES LE POINT SUR VOTRE CONSOMMATION DE TABAC

Pour avoir une idée précise de votre consommation de tabac, posez-vous les questions suivantes :

  • Quel type de tabac : fumé, prisé… ?
  • Quelle quantité ?
  • Depuis quand ?

Par ailleurs, consommez-vous d’autres substances pouvant créer une dépendance : alcool, cannabis, autres drogues, médicaments, etc. ?

Demandez-vous également ce que représente la consommation de tabac pour vous.

Qu’en est-il de vos habitudes de vie ? Car il est important de veillez à prendre en compte les autres aspects de votre hygiène de vie. C’est-à-dire :

  • avez-vous une alimentation équilibrée ? Cela permet de ne pas prendre de poids à l’arrêt du tabac ;
  • consommez-vous de l’alcool ? D’autres substances addictives, des médicaments ? Ces consommations auront une influence sur les modalités du sevrage ;
  • pratiquez-vous une activité physique ? Cela vous aidera également pour le sevrage.

MESUREZ VOTRE DÉPENDANCE AU TABAC ET À LA NICOTINE

Le tabac est responsable d’une dépendance importante. Celle-ci est plus forte que celle induite par l’héroïne, l’alcool et la cocaïne.

La caractéristique essentielle de la dépendance (ou addiction) est la perte de la liberté de s’abstenir.

On considère que vous êtes également dépendant du tabac si vous vivez l’une de ces situations :

  • si vous avez déjà rechuté après un ou plusieurs arrêts ;
  • vous ne pouvez pas vous empêcher de fumer alors que vous avez une maladie due au tabac ;
  • vous craignez toujours d’être à court de tabac.

QUELLE EST VOTRE MOTIVATION POUR ARRÊTER DE FUMER ?

La motivation constitue un élément clé de la réussite du sevrage  tabagique. Des professionnels de santé, plus particulièrement votre médecin traitant, peuvent vous aider à la renforcer et à la conserver tout au long du sevrage.

Enfin, demandez-vous si :

  • arrêter de fumer est important pour vous ;
  • vous avez l’intention d’arrêter et pour quelles raisons.

Faites le point sur votre motivation sur le site Tabac Info Service.

Source: Ameli

Les différents moyens pour arrêter de fumer:

Les traitements reconnus par les autorités de santé

L’accompagnement par un tabacologue : ce professionnel exerce une activité clinique d’aide aux fumeurs engagés dans une démarche d’arrêt du tabac centrée sur l’écoute, l’évaluation, la résolution des dépendances au tabac et la prévention des reprises.


Pour connaître les lieux de consultations : www.ofta-asso.fr


Les substituts nicotiniques : ceux-ci compensent tout ou partie de la nicotine que l’organisme reçoit quand la personne fume. Il en existe de différences sortes : timbres transdermiques (patches), gommes à mâcher, comprimés à sucer, pastilles à laisser fondre, inhaleur, spray buccal. Cela dépend du niveau de dépendance, des habitudes de
consommation et des préférences.
Il est donc important de demander conseil à un tabacologue. Par ailleurs, la caisse d’assurance maladie prend en charge l’achat des substituts nicotiniques (sur présentation d’une prescription médicale)

Les TCC ou Thérapies Comportementales et Cognitives : elles peuvent aider à modifier un comportement ou un système de pensée et sont fréquemment associées dans l’accompagnement à l’arrêt.
Cette approche est complémentaire à la prise en charge du syndrome de sevrage (substituts nicotiniques ou autres aides médicamenteuses). Les taux de réussite constatés sont supérieurs quand les deux approches sont combinées.
Le tabacologue est le plus souvent formé aux thérapies comportementales et cognitives.


Pour en savoir plus, consulter le site de l’association française de thérapie comportementale et cognitive, www.aftcc.org


• Les traitements ou méthodes non reconnus

Il s’agit par exemple de l’acupuncture, la mésothérapie, l’auriculothérapie, l’aromathérapie, la cigarette sans tabac,
l’hypnose, le laser, la cigarette électronique …
L’efficacité de ces différents dispositifs n’a pas été validée par l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et produits de santé) qui ne recommande pas leur utilisation.

Prescription des substituts nicotiques:

Les études scientifiques ont montré que les substituts nicotiniques sont efficaces pour vous aider à arrêter le tabac : ils augmentent vos chances de réussir de 50 % à 70 %.

Les substituts nicotiniques sont des médicaments à base de nicotine que l’on utilise pour soulager les symptômes liés au manque quand on arrête de fumer.

Ils existent sous plusieurs formes : patchs (à diffusion lente) ou formes orales d’action rapide (gommes, pastilles, comprimés à sucer…). Ils contiennent un dosage en nicotine plus ou moins important.

L’Assurance Maladie vous accompagne dans l’arrêt du tabac. Elle rembourse, sur prescription, les substituts nicotiniques.

Prescription faite par:

médecins (y compris le médecin du travail), sages-femmes, infirmiers, chirurgiens-dentistes, masseurs-kinésithérapeutes. Les sages-femmes peuvent aussi les prescrire à l’entourage de la femme enceinte ou accouchée. Une prescription d’un de ces professionnels est nécessaire pour pouvoir bénéficier d’un remboursement.

La liste des substituts remboursés:

[pdf-embedder url=”https://econsi-formations.com/wp-content/uploads/2019/05/liste_substituts-nicotiniques_assurance-maladie_2019-02-08.pdf”]

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