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Des définitions pour l’ETP

Plusieurs définitions de l’Education Thérapeutique du Patient (ETP) peuvent être données.
Il s’agit à la fois d’un concept défini dès 1998 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), puis
repris et décrit en France par la Haute Autorité de Santé (HAS) en 2007 et d’un dispositif réglementaire
depuis 2009 avec une mise en oeuvre précise et spécifique.
Mais l’ETP c’est bien plus. C’est aussi et surtout une philosophie de la santé, une manière de
penser et d’agir novatrice et porteuse d’espoir pour toutes les personnes malades.

L’ETP, un concept

La première définition de l’ETP est donnée par l’OMS en 1998 :
« L’ETP est un processus continu, intégré dans les soins et centré sur le patient. Il comprend des activités organisées de sensibilisation, d’information, d’apprentissage et d’accompagnement psychosocial concernant la maladie, le traitement prescrit, les soins, l’hospitalisation et les autres institutions de soins concernées, et les comportements de santé et de maladie du patient.
Il vise à aider le patient et ses proches à comprendre la maladie et le traitement, coopérer avec les soignants, vivre le plus sainement possible et maintenir ou améliorer la qualité de vie. L’éducation
devrait rendre le patient capable d’acquérir et maintenir les ressources nécessaires pour gérer de manière optimale sa vie avec la maladie. »

L’ETP pour la HAS

La Haute Autorité de Santé (HAS) élabore en 2007 des recommandations et un guide méthodologique sur l’ETP.
Selon ces documents :
• L’Education Thérapeutique du Patient participe à l’amélioration de la santé du patient (biologique, clinique)
et à l’amélioration de sa qualité de vie et de celle de ses proches.
• L’ETP doit permettre au patient d’acquérir des compétences d’autosoins et des compétences d’adaptation
(appelées aussi parfois compétences psychosociales).

• L’ETP tient compte des besoins spécifiques de chaque personne. Pour cela, la proposition d’éducation thérapeutique doit s’appuyer sur un diagnostic éducatif individuel (appelé aussi bilan éducatif partagé).
• L’ETP donne une place prépondérante au patient en tant qu’acteur de sa santé.
• L’ETP s’adresse à toute personne (enfants et parents, adolescent, adulte) ayant une maladie chronique ainsi qu’aux proches du patient.
• L’ETP est complémentaire et indissociable du traitement et des soins.

 

L’ETP, un dispositif réglementaire

D’après la loi Hôpital Patients Santé et Territoires (HPST), qui encadre sa pratique en France depuis 2009,
« l’ETP s’inscrit dans le parcours de soins du patient.
Elle a pour objectif de rendre le patient plus autonome en facilitant son adhésion aux traitements prescrits et en améliorant sa qualité de vie. »

La loi prévoit 3 modalités de mise en œuvre de l’ETP en France :
• Les programmes d’ETP
• Les actions d’accompagnement
• Les programmes d’apprentissage

L’ETP une philosophie de la santé

Pour l’Alliance Maladies Rares, l’ETP est bien plus qu’une définition ou un concept. C’est une philosophie de la santé, une posture centrée sur la personne malade, ses besoins, ses attentes, son environnement et ses projets de vie. C’est une approche bienveillante et humaniste fondée sur le respect, l’écoute et la confiance dans le but d’accompagner la personne malade afin qu’elle prenne pour elle-même les décisions bénéfiques
pour sa santé.
« L’ETP, c’est le choc des mots, le paradoxe entre éducation et patient parce que, à l’occasion de sa maladie, le malade développe ses propres apprentissages, émotionnel, existentiel, psychique et mental. »
Catherine TOURETTE TURGIS
Professeur des Universités
Université Pierre et Marie Curie (UPMC)

« L’ETP est une porte d’entrée vers la découverte d’autres sciences sociales (anthropologie, sociologie, épidémiologie, philosophie…), composantes essentielles d’une culture pluridisciplinaire d’éducation thérapeutique.»
Dr Pierre Yves TRAYNARD
Coordinateur du Pôle de ressources IDF en ETP

 

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