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Rencontrer la maladie, m’a rendu encore plus forte, + tenace
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Comment puis-je dire que la maladie, la douleur m’a rendu plus forte? Parce que traverser des périodes noires, cela ne veut pas dire que tout est négatif. Bien au contraire, il faut savoir se remettre en question, accepter ce qui nous arrive, afin de mieux rebondir et de sortir de ces épreuves grandie. Cela m’a permis de trouver ma voie, et surtout de pouvoir enfin m’épanouir au travail tout en aidant les gens.

 

Ces épreuves m’ont rendu encore plus forte:

La maladie m'a rendu plus forte

J’étais déjà une guerrière, car je ne suis jamais rentrée dans aucun moule. Mais la maladie, les douleurs m’ont rendu encore plus combattante que jamais.

La maladie & les douleurs:

Le SDRC a par 2 fois rencontré ma route et pour moi cela n’a pas été un hasard. Je pense que j’ai déclenché ce syndrome (cela aurait pu être une autre maladie), car je ne me suis jamais écoutée (pratiquement aucun arrêt maladie, même si je n’en pouvais plus. Malgré le harcèlement moral que j’ai subi pendant 3 ans, j’ai toujours été présente au travail. Je ne faisais à aucun moment attention aux alertes que m’envoyé mon corps. Par conséquent, il est passé à l’étape supérieur: le déclenchement du SDRC (dans la vie, il n’y a jamais de hasard)

Déjà, j’ai commencé durant mes 4 ans d’arrêt de travail, à penser à une reconversion professionnelle. Cela n’est pas toujours simple, surtout quand on vous laisse seule face à vos doutes, vos peurs, vos interrogations. Donc j’ai repris la route des services, je pensais que cela irai mieux, car j’avais trouvé un travail en ambulatoire (je travaillais du lundi au vendredi). mais très vite, j’ai été de nouveau confronté au mal être: je ne trouvais plus ma place. Pour moi il est impossible de travailler avec des collègues qui ne se remettent plus en question, qui font leur travail comme des robots et qui vous répondent: “c’est comme cela c’est tout”. Qui partent du principe qu’elles détiennent le savoir et surtout le manque de respect envers les agents de services. Qui dès le travail fini, ne vont pas aider les collèges ASH (agents de services), afin qu’elles aussi puissent partir à l’heure. Puis je me suis vite ennuyée dans le service, faire toujours la même chose ce n’est pas fait pour moi. Donc partie du service et j’ai tenté le bloc, en pensant que là, j’allais être mieux, car chaque jour est différent. Et bien non, cela a été pire: l’ambiance du bloc est très spéciale et il faut avoir les épaules très larges (que je n’ai pas)

Démission, intérim, mais là non plus je ne me retrouvais plus, pas à ma place et toujours aller travailler en maison de retraite, très peu pour moi. Entendre toujours les problèmes des services (bougez-vous si vous voulez que cela cesse), s’il y a un problème c’est la faute de l’intérimaire. Non il fallait que cela cesse, oui mais comment, le burn-out était encore là (le deuxième)

Bingo, blocage méniscale et de nouveau le SDRC

Ma force:

Tout cela et bien n’a fait que renforcer, le fait que je devais arrêter définitivement le métier d’infirmière et surtout réussir ma reconversion professionnelle.

Cela n’a pas été simple, j’ai mis du temps à trouver ce qui allait me sortir de ce chaos (et oui 3 ans d’arrêt maladie, 2 ans de chômage et le RSA). J’ai quand même tenté de reprendre le métier d’infirmière en 2018, en intérim: je me suis effondrée, 3 ème burn-out, la médecine du travail m’a ouvert les yeux à temps

Vraiment, je devais arrêter, ma vie, ma santé étaient en péril. Comment aider les gens, rester dans la santé? Que faire, qu’allais-je devenir? Que de questions

J’ai toujours été une battante, une guerrière (d’ailleurs le surnom de warrior m’a été donné par une adhérente de mon ancienne association.

J’ai pris le taureau par les cornes. Déjà, pour moi il était hors de questions que la maladie, les douleurs prennent le dessus sur moi. Ni qu’on me manque de respect vis à vis de mon syndrome, de mes douleurs (d’ailleurs un médecin de la CPAM en a fait les frais et je ne regrette pas de l’avoir mis au conseil de l’ordre, ainsi il a pu voir ce que cela faisait quand on était jugé)

L’association:

Je devis en savoir plus sur ce syndrome, j’ai créé une association, j’ai fais des recherches et je me suis battue afin d’apporter les bonnes informations sur le SDRC. Mais je me suis faite avoir par les patients, porter la casquette de soignante et bien cela prime sur le fait d’être patiente. C’est à dire que les patients ne voient en vous que le soignant et ils pensent (à tord) que vous allez remplacer les professionnels de la santé, que vous allez les écouter, les chouchouter. Ils oublient qu’avant tout vous vivez la même chose qu’eux, que vous êtes une patiente. Ils se déchargent sur vous. Au départ, cela ne m’a pas dérangée, car j’aime les combats (attention pas la guerre), puis petit à petit j’avais l’impression d’étouffer, de revivre exactement la même chose que dans les services (ou personne ne vous aide, car ils savent que vous allez tout faire, que vous êtes la bosseuse). Je me sentais prisonnière, d’un côté je devais me battre seule tout en étant l’épaule sur qui on pouvait venir pleurer. J’ai dis stop et j’ai dissous l’association car seule, on ne peut pas continuer à tout porter sur ses épaules

Mais mon combat je le continue en étant patiente ressource de ce syndrome et en le faisant connaître sur mon site, blog

Les formations que j’ai fais:

Je me suis cherchée, j’ai cherché ce que j’allais pouvoir faire. Puis je suis tombée sur le D.U. d’ETP, cela m’a énormément plus

Au départ, je ne revendiquais pas le fais d’être patiente ressource (et pourtant j’ai été prise parce que j’avais le SDRC, que j’étais présidente d’association et non pas parce que j’étais soignante.

Puis il a fallu que je rencontre une cadre d’une IFSI afin de prendre conscience que j’avais ce plus et elle m’a mis le pied à l’étrier afin d’intervenir auprès des étudiants infirmier de 2 ème année. Puis j’ai été membre de jury mémoire infirmier

J’ai vu que cela me plaisais (au fond de moi j’en été sûre, car j’étais déjà référente des élèves dans mon service et j’aimais transmettre ), il me manquai juste la confiance

Puis je suis intervenue dans des formations d’ETP afin de parler du patient expert ou ressource, de son rôle. Mais malheureusement, cela ne fait pas vivre

J’ai fais d’autres formations: EFT, PNL, la médecine des premières nations, alimentation, mindfulness. Je fais aussi différents Mooc 

Mon but, aider les patients à se battre

Autoentrepreneur:

Octobre 2017, je suis devenue autoentrepreneur. Je pensais naïvement pouvoir mettre en place une formation sur le SDRC, afin que plus de professionnels de la santé connaissent réellement ce syndrome et ainsi mieux prendre en charge les patients: un FLOP

Mon but était aussi d’aider les patients différemment, de les coacher pour les rendre plus autonomes, plus forts. Leurs apporter des informations, leurs donner aussi envie de se battre: ème flop

Est-ce que cela m’a donné envie de me suicider, de tout arrêter, bien au contraire, ma force, mon envie de m’en sortir c’est encore plus développée

Formatrice:

J’ai continué à me battre, je sais que je dois aider les gens, leurs apporter la gniac, mais peut-être que je me trompée en pensant que je devais le faire auprès des patients. Là, pour le moment je mets les patients de côté, sont-ils vraiment prêt à vouloir changer, évoluer, je ne sais pas, certains peut-être, mais ils sont si peux

Dans mes recherches, je suis tombée sur une offre d’emploi de Médialane. Il recherchait une infirmière, formatrice indépendante afin de donner des formations sur les allergies respiratoires du boulanger. J’ai tenté ma chance (bien que cela ne soit pas ma partie), j’ai été  prise et j’ai adoré. Car en fait es élèves (qui ont entre 16 ans et 18 ans) sont cools, parfois, ils se laissent même aller dans la confidence, vous parle d’eux. Vraiment j’ai adoré et là j’ai aidé ces apprentis

J’ai répondu aussi à différentes annonces au niveau infirmier (pas dans les services, d’autres aspects de la profession), je dois vivre, le RSA ne nourrit pas: elles sont toutes soldées par du négatif. Ce n’est pas pour cela que j’ai sombré dans la dépression, même si l’ego en prend un coup et que c’est difficile de continuer à vivre que du RSA. Et puis maintenant, je pars du principe que si je n’ai pas eu le poste, cela n’a rien à voir avec mes compétences, mais que je ne suis pas sur la bonne voie

J’ai écris énormément de lettres dans les centres de formations, qui souvent vous répondent oui, mais qui ne vous font pas travailler

Puis j’ai coaché une élève infirmière pour son mémoire, je suis devenue jurys dans les VAE d’AS. Je devais trouver un poste la dedans, j’ai cherché, j’ai écris, pas de réponse donc j’ai oublié

Puis il y a 15 jours, j’ai été contacté par un centre ou on coach (entre autre) les personnes qui veulent valider leurs acquis professionnels afin de devenir aide-soignante. Et bien voilà, je vais aider des personnes qui en ont besoin tout en restant dans la santé.

Mais je n’abandonne surtout pas le coté patiente ressource ou expert, car cela fait parti de mon combat. Le 23/05/2019, j’ai un entretien avec un centre de formations pour donner des cours d’ETP, sur le patient expert ou ressource, j’en serai plus cette AM

Mon but est aussi d’intervenir dans des conférences afin d’apporte mon témoignage

Mon témoignage peut aider

Je continuerai à me battre afin de pouvoir intervenir dans des ETP, des conférences, formations d’ETP, auprès de patients afin d’apporter mon témoignage sur mon parcours. Mais aussi expliquer le rôle du patient expert, d’expliquer mon syndrome.

Je sais que grâce à cela je peux aider des personnes, peut-être pas comme je le pensais au départ, mais différemment

Conclusion:

Qui aurait pu dire que ma carrière prendrait un tel tournant grâce à la maladie, aux douleurs. Mais aussi à mon caractère qui dérange, mais quand on apprend à me connaître, on se rend vite compte que même si je peux paraître agressive, hautaine, en fait je ne suis là pour aider tout en étant parfois maladroite.

Quoiqu’il se dresse sur la route, il ne faut jamais baisser les bras. Ne pas réussir à mette en place se que nous voulons, cela ne veut pas dire que nous sommes nuls. Non, cela veut seulement dire que nous ne sommes pas sur la bonne voie, que nous devons encore chercher, jusqu’à trouver ce qui va nous permettre de nous épanouir dans notre travail.   

Cela n’a pas été simple, mais croire en soi, prendre confiance cela est le plus beau des cadeaux. Ne jamais rien lâcher, même dans les moments les plus dur

Je peux dire que ma reconversion professionnelle est réussite

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