La santé publique

Les enjeux de la santé publique en France pour les prochaines années

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On parle de plus en plus des enjeux de la santé publique pour les prochaines années. Malheureusement, on ne parle que des maladies chroniques liées à l’environnement, à la “civilisation”(développement des sociétés & vieillissement de la population. Mais dans tout cela, nous oublions une maladie chronique principale: la douleur (cette dernière est reconnue comme une par l’OMS depuis 2018). Je vais vous donner les chiffres qui concernent la douleur chronique, grâce à mes recherches que je fais

Les enjeux de santé publique:

Les maladies qui vont marquer le XX1e siècle seront des maladies au sens social. Puisque leurs canaux de transmissions seront environnementaux & sociologiques

Se seront souvent des maladies chroniques, certaines pourront persister durant plusieurs années, voir jusqu’au décès de la personne

Parfois dites “de civilisation”, car leur prévalence s’accroît avec le développement des sociétés et le vieillissement de la population.

Les maladies de civilisation:

Les comportements en santé oscille entre un investissement personnel dans la gestion du “capital santé” et des comportements à risque de plus en plus préoccupant.

  • 40% des français (25-34 ans) déclarent surveiller quotidiennement leur santé & se disent investis dans la gestion de leur capital santé. Cela concerne une majorité des patients atteints de maladies chroniques qui les gèrent en relation avec leur médecin. Certains utilisent des objets connectés.
  • Et d’un autre côté, nous voyons des comportements ou contextes à risque qui progressent, en dépit des campagnes de prévention..

L’obésité, sédentarité:

La sédentarité devient un véritable phénomène de société. Les adultes passent de plus en plus de temps devant les écrans, c’est passé de 3 H 10 à 5 H 07.

L’activité physique n’a pas progressé chez les enfants, voire même une dégradation chez les 6-10 ans

La capacité cardiovasculaire des enfants de 9-17 ans a diminué en moyenne de 25% en 40 ans. D’ou une augmentation de la masse graisseuse de 30-60% chez les enfants.

La montée des addictions:

  • 80 000 décès sont dus au tabagisme régulier. 35% de la population de plus de 15 ans (41% des de hommes de 25-34 ans). La population des moins de 25 ans fument moins, alors que chez les 55-64 ans, elle est passée de 15,5 à 21£ entre 2010 & 2016. En 2016, les bas revenus ont augmenté leur consommation de tabac, tandis que les revenus plus élevés l’ont diminué.
  • La consommation d’alcool: occasionne 50 000 décès/ an, ne diminue pas. Il y a une augmentation de consommation des spiritueux & de la bière, une explosion des alcoolisations ponctuelles importantes, mensuelles chez les jeunes (28% des étudiants en 2014, contre 19% en 2010 et 10% en 2005). La consommation régulière d’alcool, concerne 1 lycéen sur 5 et 1 lycéenne sur 10
  • La consommation de stupéfiants: aggravation au cours de la dernière décennie & continue à progresser. Les Français de 16 ans sont les premiers consommateurs de cannabis en Europe. 30% des jeunes adultes sont des fumeurs réguliers et on compte 4 millions d’usagers (réguliers ou occasionnels ) en France.

Le suicide:

17,7% de suicides pour 100 000 habitants, la France se place au-dessus de la moyenne mondiale qui est de 10,8.9%

7,2% des Français âgées de 18 a 75 ans ont déjà tenté de mettre fin à leurs jours, se sont les femmes qui sont particulièrement touchées.  Les tentatives de suicides sont d’avantage le fait des femmes, alors que les hommes passent plus facilement à l’acte (armes à feu, pendaison)

Les microparticules, pesticides, perturbateurs endocriniens, la pollution invisible:

 

Les sociétés développées sont exposées à certains polluants susceptibles de favoriser l’apparition de pathologies.

  • Les microparticules: Selon l’agence Européenne pour l’environnement: en 2013 en Europe, plus de 430 000 décès prématurés causé par l’exposition des microparticules. L’OMS considère que le dépassement des seuils de concentration en particules fines dans de nombreuses villes europénnes entraîne une baisse de l’espérance de vie de 8,6 mois en moyenne
  • Les perturbateurs endocriniens présents dans l’alimentation, les cosmétiques, les textiles, l’air, l’eau: un perturbateur endocrinien est défini par l’OMS: “une substance exogène ou un mélange qui altère la/les fonction(s) du système endocrinien et , par voie de conséquence, cause un effet délétère sur la santé d’un individu, sa descendance ou des sous-populations”. Selon l’AEE, en 2011: 60% des rivières européennes analysées (122 stations dans 27 pays) et 25% des eaux souterraines (164 sites dans 27 pays) contiennent un grand nombre de substances chimiques. Des études démontrent que la quasi-totalité des femmes enceintes présentent dans leurs urines des quantités parfis élevés de perturbateurs endocriniens de différentes natures. L’impact de ces expositions sur l’état de santé est de mieux en mieux reconnu, mais reste difficile à estimer précisément
  • Les effets de la pollutions sur la santé: favoriser l’apparition de cancers, de troubles de la reproduction, du système nerveux.Sensibilité élevée au début de la vie

Les allergies:

En France, entre 5& 7% de la population serait asthmatiques, cela représente une augmentation depuis ces 15 dernières années. Le nombre d’allergies alimentaires aurait doublé en Europe depuis les années 2000, il y en aurait plus de 17 millions.

Plus de 3% des Français, Allemands& Italiens présenteraient au moins une allergie alimentaire

Les infections sexuellement transmissibles:

Selon Santé publique France: recrudescence des infections sexuellemnt transmissible (IST) qui se transmettent lors de rapports sexuels non protégés

La vaccination: ambivalence des Français:

71% des Français font confiance aux vaccins et 52% d’entre eux considèrent qu’ils présentent plus de bénéfices que de risque.

L’antibiorésistance:

Grâce aux antibiotiques diminution de la mortalité pour certaines maladies. Mais leur utilisation abusive & leur mésusage a entraîné l’apparition de souches bactériennes résistantes.

Pour éviter la crise à venir: une action coordonnée à l’internationale est nécessaire, qui s’articule autours de 4 points:

  • Promouvoir une utilisation appropriée
  • Améliorer le réseau de surveillance
  • Prévenir les infections et la propagation des souches résitantes
  • Adopter de nouvelles stratégies pour développer de nouveaux antibiotiques.

Sources: Leem: la santé 2030

Maintenant, je vais parler de la douleur chronique avec tous ses chiffres. Je fais des recherches puisque je désire monter un projet sur cette dernière

La douleur chronique:

Près de 20 millions de Français, soit environ 30% de la population adulte, souffrent de douleurs chroniques rebelles aux traitements, mais leur prise en charge au sein des 273 centres de la douleur est menacée

Les « structures spécialisées douleur chronique », ou SDC, mises en place par des pionniers de la douleur en France à partir de 1998, sont pour 67 d’entre elles des centres dédiés et pour 206 des consultations douleur.

Elles prennent en charge 5 000 patients par centre et par an, avec un délai moyen d’attente de trois mois et le nombre de demandes de consultations « croît continuellement ». Mais plusieurs d’entre elles sont menacées « en raison du prochain départ à la retraite des médecins qui les ont fondées » et du « risque que ceux-ci ne soient pas remplacés, faute de candidats formés à la médecine de la douleur ou du fait de non renouvellements de postes médicaux », souligne le rapport de l’Académie.

La moitié des personnels de ces centres sont partis ou partiront à la retraite entre 2015 et 2025 (115 sur 229 selon une enquête auprès de 132 structures), avec le risque que la moitié de ces emplois ne soient pas remplacés. Sur la même période, 16 SDC (13 consultations et 3 centres dédiés) sont en danger de fermeture. Source l’académie de médecine

Au niveau de la Drôme & de l’Ardèche rien n’est mis en place pour les douloureux chroniques. Aucune prévention, aucune information sur la douleur chronique. Alors que l’on commence à parler des intoxications par antalgiques (en France: 2762 accidents, 4 personnes meurent chaque semaine d’une surdose d’antidouleur opioïde en France). Le nombre d’hospitalisation a augmenté de 167% depuis 2000 (rapport de l’ANSM).

La morbidité liée à la douleur chronique :

  • Chez la personne âgée (source : Dr MP HERVY:gériartre): Les raisons pour lesquelles une douleur d’un malade âgé n’est pas soulagée sont de plusieurs ordres : – du fait de pathologie douloureuse pour lesquelles toutes les thérapeutiques sont encore insuffisantes, malgré le respect des indications et des posologies ( les douleurs neurogènes sont les plus fréquemment en cause) – du fait des circonstances de déclenchement ; il est plus facile de calmer la douleur au repos que la douleur déclenchée par la mobilisation ou les soins – du fait d’une méconnaissance de la sémiologie douloureuse chez le malade âgé non ou peu verbalisant, d’un certain fatalisme de la personne âgée pensant que de toute façon, on ne pourra pas la soulager. Mais quelles que soient les raisons de la persistance de la douleur, les conséquences sont multiples d’abord pour la personne souffrante mais aussi pour son entourage personnel, les soignants et les médecins qui s’en occupent. Conséquences physiques : La douleur augmente le taux de morbidité et de mortalité chez les patients âgés par le biais de l’activation du système sympathique, l’augmentation des taux d’hormones associées au stress( adrénaline, cortisol, vasopressine), pouvant aggraver une insuffisance ou une arythmie cardiaque, majorer les processus de catabolisme.1 La persistance de la douleur ne fera qu’accentuer les signes considérés comme des équivalents douloureux chez le patient âgé et malheureusement, comme souvent en gériatrie générant eux mêmes d’autres complications pouvant aboutir à un tableau de grabatisation progressif et irréversible. L’anorexie, symptôme douloureux fréquent aura pour conséquence une dénutrition, pathologie déjà très fréquemment dans la population âgée malade et hospitalisée ( 50% dans un service hospitalier, 40% en institution),de mécanisme exogène par manque d’apport et endogène par une augmentation du catabolisme protidique ( en présence d’un syndrome inflammatoire par exemple). Par exemple, une escarre douloureuse sera responsable d’une dénutrition par ces deux mécanismes et la cicatrisation sera mise en péril par la persistance de l’anorexie. Le soulagement complet de la douleur aura un effet pour le confort du patient bien évidemment mais aussi favorisera la cicatrisation de la plaie par la reprise d’une alimentation correcte. Les troubles du sommeil, autre équivalent douloureux du malade âgé sont potentiellement sources de complications propres : asthénie, diminution de la mobilité, de la vigilance majorant la perte d’autonomie.
  • Un manque criant de moyens : pour le médecin, le traitement de la douleur pâtit depuis quelques années d’un manque de reconnaissance de la part des professionnels de santé. « Nous militons pour que la douleur devienne une spécialité à part entière en médecine. Mais nous essuyons des refus de la part des collègues, pour qui la douleur est transversale », résume Serge Perrot. Pourtant, améliorer la qualité de vie d’un patient permettrait de réduire la mortalité, quelle que soit la maladie. « Dans le cadre d’un cancer, on sait que la douleur augmente la morbidité : ne pas pouvoir dormir, être stressé…La douleur est un facteur de risque », poursuit-il. Un manque de reconnaissance qui se répercute chez les nouvelles générations de médecins : 80 % des internes qui suivent le parcours douleur-soins palliatifs, se tournent ensuite vers les soins palliatifs pour leur spécialisation. Au manque de reconnaissance s’ajoute le manque de moyens. Au niveau paramédical, les infirmiers sont moins formés qu’avant. De vingt heures d’enseignement aux soins palliatifs-douleur sur six ans d’études, certaines facultés sont passées à quatre heures.

La douleur serait pourtant en passe d’être reconnue comme une maladie par l’Organisation mondiale de la santé (Oms), qui doit l’inscrire en 2018 dans sa classification internationale des maladies. Une avancée pour Serge Perrot : « Une fois qu’on code un patient, on peut mieux le tracer, l’orienter et le prendre en charge ».

Quatre fois plus de tentatives de suicide en cas de syndrome douloureux chronique : Psychologie de la douleur : De nombreuses études se sont intéressées aux liens entre la douleur chronique et la dépression, mais les connaissances scientifiques sont plus limitées en ce qui concerne le risque suicidaire. En effet, les études menées sur le sujet (idées suicidaires et/ou tentative de suicide) sont essentiellement transversales et déclaratives. Les auteurs de cet article ont tenté d’y voir plus clair en croisant les données de 2 registres : – les 1871 patients d’une même zone géographique pris en charge au sein de la structure d’étude et de traitement de la douleur chronique (SDC) du CHU d’Odense (Danemark) entre 2004 et 2009 ; – tous les patients résidant dans la même zone et pris en charge en institution pour une tentative de suicide entre 1994 et 2009 (registre officiel mis en place avec l’OMS). Au total, 258 tentatives de suicides ont concerné 110 des 1871 patients (soit 6%) suivis par les auteurs. En comparaison à la population générale, le taux d’incidence relatif était de 3,76 (intervalle de confiance à 95% : 3,22 à 4,40). Autrement dit, durant la période étudiée, les patients adressés à la SDC du CHU d’Odense avaient un risque de tentative de suicide presque 4 fois plus élevé que celui de la population générale. Ce chiffre est nettement supérieur aux risques relatifs calculés au cours des études déclaratives et transversales précédemment publiées (Odd ratios compris entre 1,4 et 2). Manifestement sous-estimé par le passé, le risque de tentative de suicide mérite d’être systématiquement évalué pour diminuer la morbidité associée au syndrome douloureux chronique…

Reference

Stenager E, Christiansen E, Handberg G, Jensen B. Suicide attempts in chronic pain patients. A register-based study. Scandinavian Journal of Pain 2013 ; in press.

AUTEUR : Dr Florentin Clère

 

Les suicides pour l’OMS (24 août 2018) : 800 000 personnes se suicident dans le monde. Les personnes exposées : Si le lien entre suicide et troubles mentaux (en particulier la dépression et les troubles liés à l’usage de l’alcool) est bien établi dans les pays à revenu élevé, de nombreux suicides ont lieu de manière impulsive dans un moment de crise et de défaillance de l’aptitude à faire face aux stress de la vie, tels que les problèmes financiers, une rupture, une maladie ou une douleur chronique. Prévention et lute: les suicides sont évitables. Plusieurs mesures peuvent être prises au niveau de la population, des sous-populations et au niveau individuel pour prévenir le suicide et les tentatives de suicide, à savoir:

  • réduire l’accès aux moyens de se suicider (pesticides, armes à feu, certains médicaments, par exemple);
  • adopter des politiques de lutte contre l’alcoolisme pour réduire l’usage nocif de l’alcool;
  • traiter le suicide de façon responsable dans les médias;
  • assurer le dépistage précoce, le traitement et la prise en charge de personnes souffrant de troubles mentaux et de troubles liés à l’usage de substances psychoactives, de douleurs chroniques ou de détresse émotionnelle aiguë;
  • former les agents de santé non spécialisés à l’évaluation et à la prise en charge des comportements suicidaires;
  • assurer le suivi des personnes qui ont fait une tentative de suicide et leur apporter un soutien au niveau communautaire.

Le suicide est un problème complexe, aussi les efforts de prévention nécessitent-ils une coordination et une collaboration entre de multiples secteurs de la société, dont le secteur de la santé et d’autres secteurs, tels que l’éducation, l’emploi, l’agriculture, l’industrie, la justice, le droit, la défense, la politique et les médias.

Prévalence de la douleur chronique avec ou sans caractéristiques neuropathiques en France. (09/2018): La douleur chronique est une pathologie extrêmement fréquente  dont les estimations varient très sensiblement en fonction de la méthodologie employée. L’objectif de cette étude était d’actualiser les données françaises de prévalence de la douleur chronique avec ou sans caractéristiques neuropathiques, dont les dernières estimations remontent à 2004 [Bouhassira et al, Pain 2008 Jun;136(3):380-7], en utilisant une approche de capture/recapture.

  • Dans cette étude, trois sources ont été utilisées pour identifier les patients souffrant de douleur chronique à partir de l’Echantillon Généraliste des Bénéficiaires (700 000 patients) : la base de données des prescriptions médicamenteuses (liste D), la base de données des hospitalisations classiques dans le champ MCO (Médecine Chirurgie Obstétrique, liste H) et enfin la base de données des hospitalisations spécifiques en lien avec les Centres d’Evaluation et de Traitement de la Douleur (CETD, liste P). Entre 2013 et 2015, tous les patients de plus de 18 ans ayant reçu des antalgiques prescrits en continu pendant au moins 6 mois (liste D) ou ayant reçu un diagnostic de douleur chronique avec ou sans caractéristiques neuropathiques (listes H et P) ont été inclus. Cette première étape correspond à la « capture ». Ensuite les 3 sources ont été croisées grâce à un identifiant commun du patient, c’est l’étape de la « recapture ». Enfin une modélisation log-linéaire, technique classiquement utilisée et validée, a été appliquée à ces données ainsi croisées, permettant d’estimer le nombre total de cas non capturés par les 3 sources. 
  • Au total, 63 557 et 9 852 cas distincts de douleur chronique et de douleur chronique neuropathique chronique ont été capturés, respectivement. Après modélisation, la prévalence de la douleur chronique chez les adultes variait de 27,2 % (intervalle de confiance à 95% : 26,1-28,4) à 32,7 % (26,0-43,3)et celle de la douleur chronique neuropathique de 5,55 % (2,89-19,0) à 7,30 % (6,40-8,41). La plupart des patients étaient des femmes, l’âge médian était de 67 (55 à 80 ans) et de 63 (51 à 76 ans) ans pour la douleur chronique et la douleur chronique neuropathique, respectivement. Les antalgiques les plus fréquemment prescrits chez les patients atteints de douleur chronique étaient le paracétamol (62,1 %), les opioïdes faibles (39,7 %) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (32,7 %), tandis que chez les patients souffrant de douleur neuropathique, les anticonvulsivants (45,3 %), les antidépresseurs tricycliques (18,1 %) et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (13,3 %) ont été les plus fréquemment utilisés.
  • Cette première étude nationale a montré une prévalence importante de la douleur chronique en population générale. Elle a également démontré l’intérêt de cette méthode permettant de produire rapidement des estimations plus simples et moins coûteuses que les enquêtes classiques en épidémiologie, autorisant ainsi un suivi plus régulier de cette problématique de santé publique. (source: ofma)

 

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