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La douleur chronique est une vraie maladie à part entière et non pas simplement un symptôme d’une maladie. Les douloureux chroniques deviennent de vrais sportifs de haut niveau mais avec moins de reconnaissance que les vrais sportifs

Une fois que cette dernière, fait partie de notre vie, nous vivons un vrai marathon . Ce dernier peut se terminer dans la joie, mais parfois en drame si l’accompagnement et l’entraîneur est mauvais ou pas assez épaulé

D’ou l’intérêt de la clinique paramédicale accès sur la douleur chronique, 100% ETP

 

La douleur chronique:

Définition:

Définition OMS : “la douleur est une expérience sensorielle et
émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou
potentielle ou décrite en ces termes”.

 

Pourquoi un marathon?:

Nous connaissons toujours la date du mariage avec la douleur chronique, mais jamais la date du divorce (cela me rappelle quelque chose: le SDRC)

Nous allons parcourir une vraie distance, avec des hauts et des bats (les obstacles), des joies, des peines, voire malheureusement, une fin tragique pour certains d’entre nous.

Les douloureux chroniques sont des vrais sportifs, mais sans vraiment d’entraîneurs. Certains se retrouvent même seuls face à cette inconnue, car le trajet n’est pas écrit dès le départ.

Alors que nous savons tous, afin de gagner un marathon, nous devons être bien accompagnés, être entendus, mais surtout comprit et non pas montré du doigt.

Un bon accompagnement, peut modérer les douleurs, voir en venir à bout. Mais pour cela, il ne faut pas être un seul entraineur, mais tout un staff de différents horizons, avec différentes connaissances, expériences. Les témoignages d’anciens douloureux chroniques ou de patients experts peuvent être un plus dans le staff.

 

L’incomprise et la mal aimée:

Mal aimée:

Cette dernière est souvent mal aimée, car parfois l’entraîneur ne sait pas quoi dire et surtout quelle solution apporter. D’ou encore une fois, l’importance d’un staff pluridisciplinaire, afin d’aider au mieux notre “*sportif de haut niveau” (*ici le douloureux chronique).

L’entraîneur n’aime pas perdre et ni ne pouvoir apporter de solutions

L’incompris:

*Le sportif va se sentir incompris, montré du doigt, va avoir des surnoms: psy, c’est dans sa tête…..

C’est comme s’il faisait perdre son équipe. Du coup, il va se réfugier dans un isolement, ne va plus oser sortir, va perdre confiance en lui. Il va devenir agressif envers sa famille, les autres et parfois envers lui-même. N’aura plus goût à rien, car en plus de la douleur, la fatigue chronique, la dépression va s’installer

Va penser que le monde entier lui en veut, va maugréer, rouspéter, mais s’il est mal accompagné risque de baisser les bras, de ne plus vouloir rien faire et être dangereux pour lui-même en arrivant au non retour

D’ou encore une fois, de ne jamais laisser un *sportif seul, livré à lui-même, mettre en place un staff pluridisciplinaire 

Les institutions prennent trop la douleur à la légère et souvent le sportif est refusé et n’a droit à rien, d’ou différentes situations de mise en danger

 

Les mise en danger:

Ce sportif de haut niveau joue souvent avec sa santé, et devient un dopé de différentes manières

Le dopage:

  • Avec des produits sur ordonnance, qui ne font pas que du bien, beaucoup d’effets secondaires pour parfois peu de succès. À  la longue, le patient en redemande et a des difficultés pour s’en passer, d’ou le danger pour sa santé.
  • Les insomnies: souvent le sportif est dopé aux insomnies car les douleurs laissent peu de repos. Et cela peut avoir un risque considérable sur sa vie, surtout si en plus le lendemain, il doit travailler, faire de la route….cela peut avoir un impact sur lui, mais indirectement sur les autres, sa famille

 

La dure réalité:

Un patient douloureux chronique a une prise en charge très longue.Un parcours de soins chaotique avec pour conséquence l’isolement, l’abandon, la colère, le sentiment d’être un laissé pour compte.

Parfois, cela se termine en drame à cause des souffrances psychologiques et physiques

La douleur chronique, même si elle est une maladie à part entière, elle reste complexe à soigner. Parce qu’elle est souvent provoquée par différentes pathologies. Donc le patient ne se bat pas contre une pathologie, mais plusieurs.

Les prises en charge ne sont pas assez nombreuses, ni correctes. Ils manquent trop d’infrastructures afin de faire face au 20 millions de douloureux chroniques réfractaires aux traitements médicamenteux (chiffres donnés par l’académie de médecine)

 

Conclusion

La clinique paramédicale 100% ETP a vraiment toute sa place dans le milieu douloureux et enfin offert des alternatives aux patients

Malgré nos douleurs, la fatigue chronique, nous pouvons avancer dans la vie,  avoir une belle revanche sur cette dernière. Avoir des projets de vie, même si ces derniers sont différents de notre vie précédente. Une maladie n’est pas une fin en soi, c’est plutôt un recommencement, une renaissance, c’est un travail de longue haleine (d’ou le fait de parler de sportif de haut niveau). Rien n’est jamais acquis, il faut avoir confiance.

Parole d’une douloureuse chronique: Corine Cliquet

 

 

 

 

 

 

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