La santé publique

Être en bonne condition physique, santé en tant que patients

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être en bonne condition physique, en bonne santé cela peut paraître complexe, subjectif, car le sujet est vaste. Beaucoup de choses rentrent en compte: notre comportement que nous avons face à notre forme, notre santé, notre maladie.

Que veut dire être en bonne condition physique, en bonne santé?

C’est la santé à travers le fait qu’une personne adopte ou non des comportements pour être en bonne santé

Il s’agit par exemple d’actions telles que, se laver régulièrement les dents, porter sa ceinture de sécurité, pratiquer une activité physique régulière ou encore manger sainement. Bien entendu, il existe des dizaines de comportements de santé

Adopter un comportement de santé, ce n’est pas juste une question de volonté! Nos connaissances, nos émotions et nos croyances influencent notre motivation à agir qui, elle-même, influence notre qualité de vie. C’est pour ces différentes raisons qu’il est important pour moi de travailler en partenariat avec vous les patients, car vous venez avec vos propres

connaissances, croyances, mais surtout c’est vous qui vivez avec votre maladie

Selon l’OMS:   d’une conception unidimensionnelle, la définition va devenir bidirectionnelle. La santé sera alors considérée comme “un état complet de bien-être, physique, mental et social, et pas simplement l’absence de maladie ou de handicap”. Un pas de plus est franchi en 1984. L’OMS complète la définition en disant que la santé, c’est “l’ensemble des ressources sociales, personnelles et physiques permettant à l’individu de réaliser ses aspirations et de satisfaire ses besoins”. Il ne s’agit plus seulement de prévenir et de traiter les maladies, mais également de profiter plus longtemps d’une vie de qualité

La notion de santé:

Ce paragraphe est pris de mon cours que j’ai eu lors de ma formation: agir pour sa santé:

Pour mieux comprendre ce que signifie “être en bonne santé”, nous avons besoin des définitions de l’OMS, mais également de connaître trois des grandes dimensions qui caractérisent la santé, à savoir
qu’elle se situe le long d’un continuum, qu’elle se caractérise par une variabilité interpersonnelle et enfin qu’elle est multifactorielle.
Prenons la première dimension. La santé et la maladie sont envisagées comme les
deux extrêmes d’un même continuum. Antonovsky (1987) a illustré ce point de vue par une ligne du temps allant de “souffrir d’une maladie – très sévère “, à un “état de santé – excellent “. Sur ce continuum, il a identifié également un point neutre: une zone où la personne ne dispose ni de signes ni de symptômes qui peuvent lui faire penser qu’elle est malade mais qui, en même temps, ne lui permettent pas non plus d’affirmer qu’elle est en bonne santé.
Ce point neutre est évidemment intéressant pour notre propos. En effet, si je suis une personne qui ne dispose pas de signes ou de symptômes d’une quelconque maladie, vais-je quand même me
mobiliser pour adopter des comportements de santé? Suis-je alors moins désireuse de changer par rapport à quelqu’un qui dispose de signes? Le débat est ouvert …
Parlons maintenant de la deuxième dimension de la santé à savoir sa
variabilité interpersonnelle.
L’endroit où nous habitons, l’époque à laquelle nous vivons, la classe sociale à laquelle nous appartenons ou simplement le genre, être un homme ou une femme, sont des caractéristiques susceptibles de produire de la variabilité entre les personnes. Face à sa santé, chaque personne a un parcours spécifique et les différents éléments de ce parcours vont influencer sa façon de gérer son comportement de santé. Au moment de palper leurs seins, deux femmes peuvent détecter une grosseur mais une seule va prendre rendez-vous pour en parler à son médecin. Pour celle qui va prendre rendez-vous, le fait qu’elle habite à trois kilomètres d’un hôpital peut avoir influencé sa prise de décision.
En conséquence, dans cet exemple, la mise en place ou non du comportement de santé, c’est-à-dire accepter de faire un dépistage du cancer du sein, ne s’expliquera pas uniquement par la présence du
signe médical, … être proche d’un hôpital facilite la démarche.
La troisième dimension de la santé est son caractère
multifactoriel. Tout d’abord, la santé est multifactorielle parce qu’il n’y a pas qu’une seule cause qui conduit à être en bonne ou en mauvaise santé. Par exemple, si je suis une personne qui souffre de maux de tête, il peut y avoir une cause génétique et en même temps une cause  psychologique : mon état de stress peut suffire à déclencher une crise. Pour traiter mon mal de tête je dois donc prendre en considération au minimum ces deux causes.
Ensuite, la santé est également considérée comme multifactorielle parce qu’il n’y a pas qu’une seule conséquence à être en bonne ou en mauvaise santé. Par exemple, Madame X sait qu’elle doit réduire sa consommation de sucre, son médecin traitant lui a déjà dit à plusieurs reprises qu’elle était à risque de devenir diabétique. Madame X est caissière dans une grande surface. Depuis
quelques semaines, elle vit plusieurs restructurations. Cette situation est stressante, ce qui a pour conséquence d’augmenter sa consommation de grignotages, de sucreries plutôt que de la réduire.
Cette situation professionnelle stressante fait qu’elle se sent fatiguée et pour tenir le coup, elle a aussi tendance à manger plus. Nous voyons à travers cet exemple que Madame X traverse différents
évènements de vie qui ont pour conséquence de l’éloigner d’un état qui est d’ “être en bonne santé”.
Afin de
résumer la première séquence de ce module, il nous paraît intéressant de retenir que la santé ne se réduit pas à une absence de maladie; c’est avant tout un état complet de bien-être, physique, mental et social. Elle fait appel à des ressources sociales, personnelles et physiques qui permettent à la personne de s’épanouir.
Il semble aussi que, pour être en bonne santé ou pour rester en bonne santé, nous disposons de signes, tels qu’une boule au sein, ou de symptômes, tels que de la fatigue. Face à ces signes ou à ces
symptômes, nous avons la possibilité de mettre en place ou non des comportements de santé pour les gérer. 

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