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Parlons des risques du col de fémur chez la personne âgée
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La fracture du col du fémur fait souvent suite à une chute simple chez le sujet âgé alors que chez le sujet jeune, elle a lieu après un choc violent. Le col du fémur est la partie la plus fine de l’articulation de la hanche et rapidement touchée par l’ostéoporose après 60 ans. Elle est ainsi fragilisée et, chez la personne âgée, une chute de sa hauteur suffit à casser cette partie de l’articulation.

Suspicion de fracture du col du fémur ou fracture de la hanche:

Les signes à chercher:

Lorsqu’une personne âgée fait une chute de sa hauteur, il faut rechercher une douleur au niveau de la hanche, une impossibilité de relever et de mobiliser le membre inférieur atteint. La palpation, surtout au niveau du pli de l’aine, et la mobilisation de la hanche sont très douloureuses. Cet examen doit donc être effectué avec prudence afin de ne pas provoquer de déplacement secondaire de la fracture. Le signe principal qui permet d’évoquer à coup sûr la fracture du col du fémur est le raccourcissement de la jambe, lié à l’ascension de la tête fémorale, et sa position en rotation externe (pied tourné vers l’extérieur). Dans le cas de fracture peu déplacée, le malade peut garder la capacité de marcher. Le diagnostic est fait par une radiographie du bassin et de la hanche.

 

Des conséquences qui peuvent être graves

La fracture du col du fémur doit être prise en charge en milieu hospitalier, pour bénéficier d’un traitement chirurgical, si l’état général le permet, ou orthopédique. Elle peut avoir des conséquences graves chez le sujet âgé. Elle est souvent considérée comme le début de la perte d’autonomie 

 

Qu’est-ce qu’une fracture du col du fémur ?

La fracture du col du fémur, aussi appelée « fracture de la hanche », est une fissure qui intervient près de l’articulation de la hanche après un choc. Les fractures du col du fémur sont très fréquentes chez les personnes âgées dont les articulations et plus particulièrement le bassin sont fragilisées avec le temps.

Elles surviennent souvent après l’âge de quatre-vingts ans à l’occasion d’un traumatisme minime, telle une simple chute, entraînant alors des douleurs importantes et la personne ne peut plus bouger la jambe, ni marcher. Cependant, il arrive que la fracture du col du fémur survienne spontanément et c’est alors elle qui provoque la chute. Dans ce cas, les symptômes sont plus difficiles à identifier et une radiographie sera nécessaire pour confirmer le diagnostic.

Bien que souvent sans gravité, 5 % des chutes entraînent une fracture, dont 1 % de fractures du col du fémur. Le risque de fracture après une chute est du reste deux fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes.

C’est la fragilisation de la structure osseuse liée à l’ostéoporose qui explique la fréquence des fractures du col du fémur. La prépondérance de ce facteur de risque explique que les femmes soient quatre fois plus touchées que les hommes. La diminution de la masse musculaire joue un rôle aggravant, en mettant à fleur de peau les saillies osseuses, rendues ainsi plus vulnérables.

Le col du fémur cassé chez la personne âgée a souvent pour conséquence une perte d’autonomie et des complications médicales pouvant entraîner la mort du patient.

Quels sont les facteurs de risque des fractures du col du fémur ?

La prévalence des fractures du col du fémur augmente fortement avec l’âge, en raison :

  • d’une densité osseuse (ostéoporose) et une masse musculaire réduites,
  • de problèmes de vision et d’équilibre augmentant les risques de chute.

Les autres facteurs de risque des fractures du col du fémur chez les personnes âgées sont nombreux :

  • Sexe : les femmes sont quatre fois plus concernées que les hommes, en raison de l’ostéoporose accrue par la baisse des niveaux d’oestrogènes suivant la ménopause ;
  • Hérédité : les personnes ayant une petite ossature ou de petite taille, ainsi que les Caucasiens et les Asiatiques ont un risque accru de souffrir d’ostéoporose et donc d’être sujettes à des fractures du col du fémur ;
  • Nutrition : une mauvaise alimentation dans la jeunesse (surtout un manque de calcium et de vitamine D) réduit la masse osseuse et augmente les risques de fractures du col du fémur au grand âge. Les troubles de l’alimentation, comme l’anorexie et la boulimie, nuisent également au squelette et privent l’organisme de nutriments essentiels pour la construction osseuse ;
  • Tabagisme et consommation abusive d’alcool : fumer et boire trop d’alcool abîme les os ;
  • Médicaments : la polymédication et certains médicaments (comme la cortisone) pris sur une longue période affaiblissent les os. D’autres médicaments peuvent provoquer un déséquilibre et un étourdissement augmentant les risques de chute ;
  • Inactivité physique : les exercices comme la marche renforcent les os et les muscles et peuvent prévenir les chutes et fractures ;
  • Certains problèmes de santé : les troubles endocriniens, comme le diabète de type 1, les problèmes gastro-intestinaux; les troubles rhumatoïdes, la station couchée ou assise prolongée, différents troubles du système nerveux tels que la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques, la démence et la dépression, augmentent les risques de chute et de fractures du col du fémur.

Ces éléments ne sont pas en soi des causes de cassure du col du fémur, mais leur réduction peut permettre de prévenir les fractures.

Comment prévenir les fractures du col du fémur chez la personne âgée ?

Les chutes provoquent chaque année en France quelque 48 000 fractures du col du fémur. Entre 12 et 20 personnes sur 100 décèdent dans l’année qui suit une fracture du col du fémur. La prévention des chutes et des fractures du col du fémur représente donc aujourd’hui un objectif prioritaire en matière de santé publique.

La prévention repose essentiellement sur une modification des habitudes de vie, plus que sur des examens médicaux ou des traitements. Pour éviter la fracture du col du fémur et ses complications, il convient donc de :

  • maintenir une activité physique régulière ;
  • maintenir une alimentation équilibrée apportant vitamines et calcium ;
  • réduire les traitements psychotropes (tranquillisants, somnifères, antidépresseurs) qui ne sont pas indispensables ;
  • adopter les matériels d’assistance appropriés (canne, déambulateur,…) ;
  • adapter le domicile en équipements de sécurité et y éliminer les dangers potentiels (sols glissants, etc…) ;
  • bien corriger les éventuels troubles de la vue.

Ces quelques gestes permettent non seulement de prévenir les fractures du col du fémur, mais aussi d’améliorer la qualité de vie de la personne âgée et d’éviter plus globalement un accident.

Comment la fracture du col du fémur est-elle traitée ?

Le traitement de la fracture du col du fémur pourra être chirurgical ou orthopédique, en fonction de la gravité de la fracture et de l’âge du patient.

Il existe plusieurs opérations chirurgicales pour soigner une fracture du col du fémur :

  • l’ostéosynthèse : il s’agit d’insérer une vis pour stabiliser la fissure du col du fémur, à condition que la densité osseuse soit suffisante (plutôt recommandé pour les personnes actives),
  • le vissage dynamique de la hanche : une plaque de métal est placée dans la partie supérieure de la jambe et une vis est fixée sur la tête du fémur (mêmes restrictions),
  • la pose d’une prothèse de la hanche : elle concerne le plus souvent les patients âgés ne pouvant pas subir une opération du col du fémur.

Les progrès de la chirurgie orthopédique permettent à présent aux personnes opérées de la hanche, après une fracture du col du fémur, d’espérer pouvoir garder leur mobilité.

Peut-on mourir d’une fracture du col du fémur ?

Environ 20 % des personnes âgées de 55 ans et plus victimes d’une fracture du col du fémur décèdent dans l’année qui suit, tandis que 50 % gardent des séquelles permanentes qui causent fréquemment une perte d’autonomie et la nécessité de vivre en institution.

Le décès peut être dû aux complications de l’opération du col du fémur, plus délicate chez une personne âgée. Néanmoins, le risque de mourir après une fracture du col du fémur est encore plus élevé chez les personnes qui n’ont pas été opérées (43,8 % des hommes et 30 % des femmes de 55 ans et plus, selon la Drees, janvier 2016).

Ainsi, un traitement efficace et rapide est primordial dans la mesure où le col du fémur cassé peut entraîner des complications importantes telles que l’impotence fonctionnelle totale.

Sources: cap retraite

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